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Des femmes du Collectif « Free François Beya » exigent un procès équitable
A MONSIEUR LE COORDDONNATEUR PROVINCIAL DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME/BUREAU DE REPRESENTATION DU HAUT – KATANGA à LUBUMBASHI
Concerne : Arrestation arbitraire et détention illégale de Monsieur François BEYA KASONGA à l’Agence National de Renseignement/Kinshasa
Monsieur le Coordonnateur,
«Le soubassement des principes gouvernant les droits de l’homme doivent avoir comme premier jalon de poser et préserver la dignité humaine en régulant la vie de l’homme dans toutes ses dimensions ».
Aux termes de la Constitution de la République Démocratique du Congo, ia liberté individuelle est garantie. Elle est fa règle, la détention l’exception. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la foi et dans les formes qu’elle prescrit.
La dignité humaine et la liberté individuelle ne sont pas toujours respectées dans notre pays voire au sommet de l’Etat. Et pourtant, lors de son discours à ia Nation du 23 octobre 2020, visant à consulter les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs du pays, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, avait affirmé que la restauration de l’Etat de Droit dans notre pays n’était pas un leurre, mais une volonté politique, et que le partage des valeurs liées à l’Etat de Droit et à la justice constituent la condition sine qua non de tout partenariat aux actions de son mandat.
Malheureusement, au regard des réalités vécues au quotidien, nous les Femmes du Collectif Free François Beya du Haut – Katanga constatons qu’en réalité, il n’y a aucune volonté politique à restaurer véritablement l’Etat de Droit dans le pays. Sinon, comment expliquer l’interpellation «manu militari» et la détention illégale du Conseiller spécial en matière de sécurité du Chef de l’Etat, Monsieur François Beya Kasonga, dans les locaux de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), depuis le 5 février 2022 et ce, en violation flagrante et manifeste des lois du pays ?
Si par impossible, il pèserait des « indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale ou une tentative de coup d’Etat «nous les Femmes du Collectif Free François BEYA du Haut – Katanga, demandons à ce que l’ANR transfère ce dossier devant les instances compétentes pour une instruction adéquate et éventuellement, un procès juste et équitable devant son juge naturel. Au cas contraire, nous exigeons purement et simplement sa libération immédiate et sans condition.
De source concordante, nous apprenons le durcissement des conditions de la détention de Monsieur François BEYA KASONGA à l’ANR. Chose inacceptable. Nous dénonçons l’instrumentalisation de l’ANR par certaines personnes mal intentionnées sur fond de règlement des comptes, des conflits tribaux et d’une guerre de palais au niveau de la présidence de fa République.
C’est ainsi que tes Femmes du Collectif Free François, vous adressent ce mémorandum pour dénoncer ces actes qui portent gravement atteinte à la restauration d’un État de Droit, aux lois du pays, aux traités internationaux de droits de l’homme.
En vous remerciant d’avance pour votre attention soutenue au présent mémorandum, les Femmes du Collectif Free FRANÇOIS BEYA du Haut – Katanga, espèrent que vous mettrez tout en œuvre pour mettre fin à la violation des droits de l’homme en RDC, et vous prions d’agréer, Monsieur le Coordonnateur, notre considération distinguée.
Fait à Lubumbashi, le 11 Mars 2022
POUR LES FEMMES DU COLLECTIF FREE FRANÇOIS BEYA
Mme KABAMBA NGOIE CARINE