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Demba : le calvaire des parents face aux frais exorbitants infligés aux finalistes des humanités
Alors que les élèves finalistes se préparent à affronter l’examen d’État, de nombreux parents dans le territoire de Demba et ses sept secteurs du Kasaï-Central se retrouvent face à une situation financière intenable. Après avoir déjà déboursé des sommes pour l’examen national de fin d’études primaires (Enafep), ils se plaignent amèrement des montants exorbitants exigés par les écoles pour la participation à l’examen d’État, des sommes bien au-delà des directives provinciales.
La participation à l’examen d’État est devenue un véritable casse-tête pour de nombreux ménages. Bien que l’autorité provinciale ait fixé les frais de participation à la session ordinaire à 50.000 FC, de nombreuses écoles ignorent ostensiblement cette mesure. Elles exigent des montants largement supérieurs, qui varient en fonction du statut de l’établissement (privé, étatique ou confessionnel).
«La situation socio-économique est précaire. L’État devrait prendre des mesures pour contraindre les écoles à fixer des montants réalistes. Il devrait repenser la politique des frais scolaires pour alléger la peine des enfants», fulmine un père de famille avec deux enfants en classes terminales, exprimant le sentiment d’une population déjà mise à rude épreuve financièrement.
Seuls les élèves «en règle» avec ces frais, souvent jugés prohibitifs, seront autorisés à se présenter aux épreuves, ce qui risque d’exclure de nombreux jeunes brillants mais issus de familles modestes.
Les écoles justifient ces frais onéreux
Les responsables d’écoles du territoire de Demba et de ses environs justifient le caractère onéreux de ces frais par la nécessité de couvrir les besoins en termes d’organisation matérielle des épreuves. Ils expliquent que cet argent sert à l’achat de matériel didactique et à la motivation des surveillants et du chef de centre, le tout dans le but d’assurer aux élèves les meilleures conditions possibles pour la réussite de leurs examens.
Cependant, ces explications ne suffisent pas à apaiser la colère et le désarroi des parents, pour qui cette situation est un «véritable calvaire». «Les écoles fixent des frais sans consulter les parents que nous sommes. Je ne sais pas comment m’en sortir avec mon salaire de fonctionnaire», s’est plaint un parent interrogé à la mission catholique de Kabuluanda, dans le secteur de Lusonge, illustrant la détresse de nombreux foyers.
Il est important de noter que si les frais peuvent varier légèrement d’une école à l’autre, les montants officiels fixés par le ministère de l’Éducation pour le Kasaï Central sont les suivants : Tenasosp : 31.000 FC, Hors session : 67.000 FC, Session ordinaire : 50.000 FC
Félix MULUMBA KALEMBA