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Délabrement des infrastructures aéroportuaires de la RDC : Vivement la modernisation des aéroports et aérodromes
De l’aéroport international de Ndjili de Kinshasa à celui de la Loano de Lubumbashi, en passant par ceux nationaux de Kananga, Kisangani, Mbuji-Mayi, et les aérodromes de Tshikapa, Matadi et autres, le spectacle qu’offrent les infrastructures aéroportuaires de la RDC est tout simplement désolant. Leurs pistes d’atterrissage qui ne répondent pas aux standards internationaux présentent des hauts risques, voire des dangers.
Les aéroports internationaux de Ndjili à Kinshasa, de la Loana de Lubumbashi au Haut-Katanga et de Bangboka de Kisangani ne sont internationaux que par le nom. Car de par leur architecture médiévale, ils ne méritent pas d’être classés dans cette catégorie. Leur simple entretien n’est pas assuré ne fut-ce que pour leur donner un aspect viable. Leur vétusté les rend encore davantage hideux.
Sur le plan de contrôle, les méthodes auxquelles recourent les agents chargés de cette tâche sont totalement dépassées. Alors qu’ailleurs c’est le scannage des bagages des passagers qui est à la mode, à l’aéroport de Ndjili, par exemple, nous apprenons que le contrôle se fait de manière manuelle où le passager doit se débarrasser de ses souliers, ceinture et autres effets sans oublier le fait que sa valise doit être fouillée à la main. C’est vraiment archaïque cette pratique.
Concernant la propreté, il y a à déplorer l’état des latrines qui laisse à désirer et susceptibles d’être des vecteurs des maladies. Dans d’autres aéroports et aérodromes, l’état des bureaux ne fait pas honneur à la Régie des voies aériennes (RVA).
Face à ce tableau peu reluisant, nombre de passagers et la population en général se posent la question de savoir comment sont gérées les recettes issues de la vente de la taxe dite IDF connue sous l’appellation de Go pass. Ces recettes, faut-il le souligner, se comptabilisent en termes de millions de dollars américains annuellement vu l’intense mouvement des voyageurs dans nos aéroports et aérodromes.
Dans le cadre de sa patrouille financière, l’inspection générale des finances (IGF) devrait déployer ses agents à la RVA pour fouiller et voir comment cette régie utilise les fonds issus de la taxe IDF, étant donné que l’écart entre l’état des infrastructures aéroportuaires et les sommes perçues est très flagrant.
Dans ce domaine il y a énormément à faire pour moderniser nos aéroports et aérodromes afin de redorer l’image ternie de la RDC. Tous ceux qui voyagent en dehors du pays sont scandalisés de constater que dans ce domaine du transport aérien, la RDC est loin derrière certains pays africains dont le mouvement des aéronefs n’est pas aussi intense que le nôtre. Ici aussi comme dans d’autres secteurs de la vie nationale, il se pose toujours le sempiternel problème de la gouvernance et de l’homme. Le Congolais doit impérativement se transformer pour placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus du sien. Muke MUKE