Dernière minute
Société
Oyo ako vivre na conquerence etali ye". Cette phrase en lingala se traduit littéralement en français par "Celui qui vivra dans la concurrence, cela le regarde". Remettons d'abord de l'ordre dans cette phrase qui sonne comme un avertissement que son auteur anonyme a adressé à n'importe qui aurait…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les États-Unis ont réaffirmé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies leur détermination à faire appliquer les Accords de Washington et à poursuivre en justice les acteurs qui compromettent…
Étranger
Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
Nation
À l'occasion de la Journée mondiale de la prévention de la noyade, la Fédération congolaise de sauvetage et secourisme aquatique (FCSSA) a organisé une importante journée de sensibilisation,…
Crise de la faim en RDC : 11 millions d’euros d’ECHO apportent une lueur d’espoir aux Congolais vulnérables
Pendant que la crise alimentaire mondial ne semble guère s’atténuer, une contribution de 11 millions d’euros, soit 12,4 millions de dollars et 25 milliards de francs congolais de l’Union européenne (UE) à la RDC a permis au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies de fournir en 2021 une assistance en espèces vitale aux Congolais extrêmement vulnérables dans l’Est du pays, indique un communiqué de presse du PAM.
Grâce au financement du Service d’aide humanitaire et de protection civile de l’UE (ECHO), le PAM fournit une assistance monétaire dans cinq provinces (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tanganyika et Haut-Katanga). De nombreuses zones sont confrontées à des conditions de faim alarmantes, notamment en raison du conflit armé en cours. Avec les fonds de donateurs complémentaires, le financement de l’UE a permis au PAM d’atteindre plus d’un million de personnes dans ces régions depuis le début de l’année, souligne la source.
En outre, l’aide de l’Union européenne constitue une rare bouffée d’oxygène pour des Congolais comme Masika Teodozia, agricultrice, qui compte parmi les centaines de milliers de personnes déplacées par le conflit dans la province du Nord-Kivu. Cette aide financière lui permettra de construire une petite cuisine dans la maison qu’elle partage avec sa famille nombreuse. « Nos moyens de subsistance ont été détruits par les attaques répétées« , a renseigné Teodozia, qui cultive normalement des haricots, du manioc et du maïs – mais ne récolte désormais que les cultures les plus proches de son domicile, où il existe une relative sécurité. « Nous ne nous rendons plus dans nos champs de peur d’être massacrés par les groupes armés« .
Ainsi, les nouvelles conclusions des experts tirées du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), montrent qu’environ 27 millions de personnes en RDC sont confrontées à une insécurité alimentaire de crise ou d’urgence (phase 3 et 4 de l’IPC). Sans une assistance renforcée, cette situation risque de s’aggraver dans les mois à venir.
« Les conclusions de l’IPC sont un appel collectif à l’action pour donner aux femmes comme Teodozia et aux autres en RDC l’avenir qu’elles méritent« , a indiqué Peter Musoko, directeur pays et représentant du PAM en RDC. « Des donateurs fidèles et généreux comme ECHO peuvent aider cette nation à le réaliser« .
Les fonds de l’UE visent également à renforcer la coordination entre les agences humanitaires pour répondre à la crise de la faim en RDC. Dans l’ensemble, le PAM prévoit d’assister près de 8,7 millions de personnes cette année, soit près de deux millions de plus qu’en 2020. Mathy Musau