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Coïncidence entre temps judiciaire et tempo politique
Vital Kamerhe libéré ? Pas matière à surprise. Pas l’once d’un coup de théâtre. Ni d’un alignement des astres. C’était dans l’ère du temps. Dans une espèce de sentence qui prenait à rebours la condamnation de son ancien directeur de cabinet, le magistrat suprême en personne le présentait comme « quelqu’un de sérieux et de correct (…), qui jouera de nouveau un rôle dans ce pays».
A partir de là, prophétiser l’acquittement de « VK » ne nécessitait guère une onction particulière. Pas besoin non plus de veillées de prière ni d’une boule de cristal pour prédire le come- back du co-architecte du pouvoir Fatshi aux affaires… sans enfers.
Foi de « notre Fatshi national » en bandoulière, la question n’est donc plus de savoir si « VK » va reprendre du service. Le sujet, c’est à quel poste.
Certes, le Palais du peuple, épicentre de mandats électifs est hors de portée de l’ancien speaker de la Chambre. Tout le microcosme politique kinois sait que Vital Kamerhe pense-même en se rasant le matin-, et ce depuis longtemps, à la très douillette avenue Roi Baudouin.
De fait, à l’approche de la zone de turbulences qu’est la période préélectorale, le profil très politique du polyglotte Kamerhe ferait de lui un co-pilote idéal de l’avion « gouvernement » pour Fatshi. Lui qui a réussi, dans l’entretemps, à rendre caduc et impropre à la consommation tout système de tourniquet au sommet de l’Etat à l’horizon 2023. Exit Fatshivit. Aux orties le deal avec Joseph Kabila.
Reste que pour certains observateurs, le « feuilleton Kamerhe » est la preuve par l’absurde des relations -encore-incestueuses entre Politique et Justice. Comment ne pas voir l’ombre de la politique dans un procès dont le déroulé a, à ce point, obéi à la conjoncture politique ?
Lorsqu’il a été arrêté, « VK » faisait figure de quasiment « Vice-roi« . Il flottait alors à la cour de Fatshi 1er comme un air un tantinet « royaume de France » avec un Richelieu ou un Mazarin « tropical« .
Incontournable faiseur des rois, dircab du Président dans un contexte où le gouvernement Tshibala était déconnecté et …dauphin naturel, cela faisait beaucoup. Et inquiétait surtout tous les étages du socle sociologique de la Fatshisphère.
Le procès « 100 jours » est comme tombé à pic pour « casser » l’allié aux allures de khalife bis. Justice qui écrabouille « au bon moment« , justice qui remet en selle en un temps hautement suspect. Simple coïncidence entre le temps judiciaire et le tempo politique ? Non, répondent ceux qui ont déjà entonné – à tort ou à raison- le requiem de la dépolitisation de l’appareil judiciaire. José NAWEJ