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Clôturant lA CIAR à Brazzaville : Moussa Faki appelle les gouvernements à conjuguer des efforts pour lutter contre la dégradation climatique
Les rideaux de la Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement (CIAR) organisée à Brazzaville, sont tombées le vendredi 5 juillet dernier, avec la session des chefs d’Etat et de gouvernement. Le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Moussa Faki, a souligné la necessite pour la communauté internationale de conjuguer des efforts, des energies et des strateìgies dans la lutte contre la dégradation du climat.
Il a, dans son speech, rappelé à l’assistance le besoin de financement dont a besoin l’Afrique en matière de boisement et de reboisement. «Comme on le voit, notre continent est suffisamment outillé pour mener le nécessaire combat de la renaissance forestière. L’essentiel de la perte forestière en Afrique eìtant particulièrement d’origine humaine, ce combat passe par l’application rigoureuse et sans complaisance des textes nationaux et internationaux sur la gestion, la restauration et la protection des ressources forestières ainsi que la préservation des terres dégradées», a fait savoir Moussa Faki.
Tout en précisant que ce combat necessite aussi et surtout des moyens financiers considerables. Malheureusement, le Fonds vert pour le climat créé par les Nations Unis en 2009 pour aider les pays les plus vulnerables à lutter contre les effets du changement climatique et la déforestation, n’a pas tenu toutes ses promesses. L’Afrique, qui s’est longtemps nourrie d’alléchants engagements, voit ses espoirs se dissiper à mesure que se dégradent son climat et son environnement.
Accroître la superficie des forêts
Pour l’hôte de ces assises, le président de la République du Congo, Dénis Sassou Nguesso la nouvelle stratégie mondiale envisage d’accroître la superficie des forêts en vue de faire face au risque croissant de la déforestation et de la dégradation des sols, de promouvoir les droits des communautés locales et autochtones, de lever les obstacles liés au droit foncier dans les États, de réaliser des études pertinentes en matière d’afforestation et de reboisement. Il s’est également préoccupé de l’épineuse question de financement des efforts liés à l’afforestation et à la conservation de la biodiversité, notamment des pays du bassin du Congo.
La ministre de l’Environnement de la République du Congo, Rosalie Matondo, s’est, pour sa part, appesanti sur les résolutions de ces assises, parmi lesquelles, le processus d’endossement de la Décennie mondiale de l’afforestation et reboisement par l’Assemblée générale des Nations unies, la désignation d’un organe de suivi pour assurer la mise en œuvre des recommandations de la conférence.
Organisée sous l’égide de l’Union africaine et du Forum des Nations Unies sur les forêts, la 1ère conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement a acté l’organisation tous les deux ans d’une conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement.
Fyfy Solange TANGAMU de retour de Brazzaville