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Dire quelque chose en ne le disant pas. Une prétérition à rebours. Donner en même temps raison et tort à tout le monde. Trancher en ne tranchant pas. Décider de ne pas décider. Une once du » Ponce- pilatisme « . En somme, botter en touche tout en continuant de jouer.
Une devinette ? Non. Une énigme. Non plus. Juste une séquence de langue de bois ou de circonlocution diplomatique utilisée comme nouvel emballage du même produit que vendent les Etats-Unis d’Amérique dans les Grands lacs depuis un quart de siècle.
A Kinshasa comme à Kigali, Antony Blinken auteur de ce chef d’œuvre, a dit à la fois ce que chacun voulait entendre et ne voulait pas entendre. Ode au respect de l’intégrité du territoire, condamnation -sans plus- du M23, préoccupation par rapport au rapport du groupe d’experts missionné par l’ONU sur la présence de l’Armée rwandaise sur le sol congolais.
Le même Blinken a, plus d’une fois, repris à son compte le » narratif-prétexte » de Kigali sur les prétendues » liaisons dangereuses » entre Kinshasa et … les FDLR. Il n’y a pas meilleur argument pour sinon justifier voire légitimer, du moins expliquer les intrusions répétitives du Rwanda au… » Congo de l’Est « . On trouvera difficilement mieux pour renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé. Au finish, le patron de la diplomatie américaine aurait voulu relativiser et banaliser l’agression et tout le martyr qu’endurent les Congolais depuis deux décennies qu’il ne s’y serait pas pris autrement !
De ces prémices, découle une conclusion digne de Ponce Pilate. La solution ? Les médiations kenyane et angolaise. Rebonjour les accords de Nairobi et toutes les hypocrisies et ambiguïtés inhérentes à l’ADN même de la Communauté de l’Afrique de l’Est dont les deux agresseurs patentés de la RDC font figure de poids lourds. Retour à » la non solution diplomatique » avec tout ce qu’elle implique comme énième recyclage des groupes armés y compris le M23 que personne à part la RDC ne taxe de terroriste. La boucle du mythe de Sisyphe cher à Albert Camus sera bouclée.
Tiens ? On en arrive même à oublier que pendant tout ce show diplomatique fait de langue de bois, Bunagana est toujours sous occupation rwandaise ! José NAWEJ