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Chacun pour soi, Fatshi pour tous
Ça ne sent pas la devise de trois mousquetaires d’Alexandre Dumas. Le légendaire « Un pour tous et tous pour un« . Ça ressemble plutôt au « chacun pour soi, …Fatshi pour tous« .
S’ils entonnent en chœur et par cœur le refrain « Fatshi béton« , les sociétaires de l’Union sacrée fredonnent, chacun, leur propre chanson. Résultat, on est loin de la musique définie comme la combinaison des sons agréables à l’oreille. S’ils parlent la même langue et le même langage sur l’ode à leur champion pour 2023, les dignitaires de la fatshisphere sont en mode « tour de Babel » lorsqu’il s’agit de leurs équations personnelles. Pis, la tendance est même à la diabolisation mutuelle.
Cette multiplicité de sons de cloche aurait été une richesse si elle exprimait la pluralité de points de vue, d’approches et de visions par rapport à la marche du pays. Ce qui aurait constitué le signe de vitalité démocratique.
On serait dans le cas de figure très classique du « choc des idées, jaillit la lumière« . Cette dernière étant la nécessaire synthèse qui découle de thèses ou motions en vue dans la famille politique.
Dans le cas d’espèce, on est à mille lieues de cette image du modèle abouti du débat démocratique. On est plutôt dans des querelles byzantines, des conflits de positionnement autour du gâteau à partager. Chacun des mandarins cherchant à être le Mazarin ou le Richelieu de la Cour.
Cette guerre de tranchées n’est pas née de pluies « fatshiennes« . Le Maréchal Mobutu a connu et même entretenu la guerre des entourages. Adepte du « diviser pour mieux régner » , le Président- Fondateur jouait ses fidèles et zélateurs, les uns contre les autres : les colombes contre les faucons, les pro CNS contre les anti CNS , les gbandis « noirs » contre les gbandis « métis »….
Pouvoir révolutionnaire au départ ayant viré à l’œcuménisme politico-idéologique, les Républiques de Kabila père et fils ont fini par ressembler à des patchworks ou des pots-pourris où des opportunistes, des profito- situationnistes de tous bords chantaient respectivement à l’honneur de Mzee et de JKK sur fond d’intérêts divergents.
La transhumance post divorce FCC- CACH montre à quel point « les chantres » de « Mingi Mingi Raïs » roulaient, chacun, pour leur ventre.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’absence d’une idéologie fédératrice, d’une vision partagée, d’un programme commun ou tout simplement d’une communauté d’intérêt autre que le positionnement des uns et des autres dans les allées du pouvoir fait que le « chacun pour soi, Fatshi pour tous » a de beaux jours devant lui. José NAWEJ