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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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" Boseka nga te, nazaya Nzambe !"
" Boseka nga te, nazaya Nzambe", cette expression en lingala se traduit en français par " Ne vous moquez pas de moi, car j'appartiens à Dieu. "
Le message se trouve sur la portière d'un bus Mercedes Benz de la série 208. Il est adressé à ceux qui ont l'habitude de se moquer des autres. La personne qui parle se présente comme étant de Dieu. Comme pour dire que tout celui qui appartient à Dieu doit être à l'abri des moqueries, des railleries des autres. Que non. Au contraire ! En outre, il appert que les enfants de Dieu font l'objet le plus souvent des railleries des autres. Ils ne sont pas à l'abri de tout cela.
C'est une phrase souvent utilisée pour exprimer le fait que, malgré les difficultés ou les apparences actuelles, on reste sous la protection divine.
Les personnes souvent livrées aux moqueries des autres n'appartiennent nécessairement pas à Dieu, ne sont pas des enfants de Dieu. En effet, être appelé enfant de Dieu, se dire appartenir à Dieu ne se décrète pas tout simplement. Cela n'est pas si simple.. Il existe des conditions à remplir ; il faut, entre autres, observer ses lois, ses recommandations. Ce qui est loin d'être simple.
Le paradoxe est que tout individu, pécheur et non pécheur, se prend pour l'enfant de Dieu, se dit appartenir au Créateur du Ciel et de la Terre. Un discours que le Congolais aime claironner à qui veut l'entendre.
Kléber KUNGU