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Beaucoup de partis politiques pas prêts avec leurs dossiers
Suivant le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), c’est le samedi 15 juillet 2023 que les Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC) vont fermer leurs portes. À 48 heures de cette échéance, il est constaté que beaucoup de partis politiques ne sont pas encore prêts avec les dossiers de leurs candidats. Comme nous l’avions annoncé dans l’une de nos précédentes parutions, c’est actuellement l’effervescence dans les sièges des partis politiques où les différents candidats s’emploient à remplir les fiches de renseignements exigées par la CENI.
À ce sujet, ces derniers se plaignent de la multitude de formulaires et de documents à fournir. Il s’agit notamment de l’attestation de naissance et du diplôme qu’il faut notarier. En plus, il y a 8 formulaires à remplir qui vont de C2 à C 8. L’achat et la multiplication de tous ces documents exigent des fonds importants et surtout beaucoup de temps et même d’énergie.
À observer l’ambiance qui règne dans presque tous les partis politiques, nous pouvons parier sur la prolongation de la période du dépôt des candidatures étant donné que jusqu’à ce jour les BRTC n’ont enregistré que peu de dossiers.
Il est fort regrettable de constater qu’à chaque processus électoral les partis ou regroupements attendent toujours les derniers jours pour apprêter les dossiers de leurs candidats.
Généralement c’est dans les 48 dernières heures qu’ils travaillent, et ce dans la précipitation avec toutes les conséquences que cela peut entraîner.
Ces improvisations montrent à suffisance combien nos partis politiques ne sont pas suffisamment organisés.
Depuis que la CENI a convoqué l’électorat pour la députation nationale, ils ont continué à tourner les pouces comme si le temps allait s’arrêter pour eux. Avec pareil comportement, comment les politiciens de ce genre peuvent-ils, une fois au pouvoir, apporter les vrais changements que le peuple congolais attend avec impatience ? Ceux qui ont dit que le temps c’est de l’argent ne l’ont pas déclaré pour rien.
Pour éviter pareille situation pour les scrutins à venir notamment les provinciales et les locales, et épargner les candidats de toutes sortes de stress, ceux qui dirigent les partis et regroupements politiques sont appelés impérativement à modifier leur mode de gestion. Muke MUKE