Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Bas-Uele : 13 enfants enlevés à Ango, Grâce Neema se mobilise pour une réponse immédiate
Une nouvelle incursion armée dans le territoire d’Ango replonge les populations dans la peur. Treize enfants ont été enlevés et restent introuvables, sur fond de vide sécuritaire et de menaces venues de la République centrafricaine.
La peur s’installe de nouveau dans le territoire d’Ango, au Bas-Uele. Mercredi dernier, une attaque armée dans le secteur de Zapayi s’est soldée par l’enlèvement de 13 enfants, toujours portés disparus. Un drame qui ravive les inquiétudes dans une zone déjà marquée par l’insécurité et l’absence prolongée de forces de protection.
Selon la société civile locale, les assaillants ont profité d’un contexte de vulnérabilité extrême. Elle évoque un vide sécuritaire consécutif au rappel de plusieurs unités des FARDC vers la cité d’Ango pour un contrôle physique, laissant plusieurs villages exposés. Ce rapt est confirmée par la députée et Questeure adjointe de l’assemblée nationale, Grâce Neema, élue de ce territoire. Elle s’est activée ce weekend avec les autorités Politico-militaires pour une réponse immédiate.
D’après des sources concordantes, ces incursions seraient attribuées à des éléments rebelles Séléka en provenance de la République centrafricaine, avec des complicités des certains éleveurs mbororo. Une dynamique qui complique davantage la gestion de la sécurité dans cette zone frontalière poreuse.
Face à la gravité de la situation, les appels à une réaction rapide se multiplient. Les familles des enfants enlevés vivent dans une angoisse profonde, dans l’attente d’informations sur leur sort. Sur le plan institutionnel, Grâce Neema affirme avoir saisi les autorités politico-sécuritaires pour une réponse immédiate. « J’ai échangé avec les responsables attitrés et suis persuadée que les cris de la population d’Ango ont été entendus. Nous espérons une solution rapide et effective sur le terrain », a-t-elle déclaré, se voulant rassurante.
Parmi les mesures envisagées figurent le redéploiement urgent des militaires dans les zones désengagées et l’envoi d’une mission de contrôle des troupes des FARDC sur terrain afin de rétablir l’ordre et prévenir de nouvelles incursions.
L’élue appelle également le gouvernement à intégrer la dimension régionale de cette crise, en lien avec l’instabilité persistante en République centrafricaine. Elle met en garde contre le risque de voir le territoire congolais servir de base arrière à des groupes armés étrangers.
À ce stade, aucune information officielle ne permet de localiser les enfants enlevés. Sur le terrain, l’attente reste insoutenable et la menace d’une dégradation sécuritaire continue de planer.
Dans cette région enclavée, chaque attaque rappelle l’urgence d’un dispositif sécuritaire durable, capable de protéger les populations et de restaurer l’autorité de l’État.
FDA