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Bahati condamne la violence et appelle à l’apaisement
* «J’ai constaté que certains politiciens opportunistes tentent de sortir mon discours de son contexte», dénonce, une fois de plus, le président du Sénat.
Le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, s’insurge contre des politiciens qui sortent ses propos tenus à Goma et à Bukavu, de leur contexte. Ses pourfendeurs lui attribuent une quelconque responsabilité dans les récentes attaques des locaux de la Monusco par les populations. Il précise que son message dans le grand Kivu a consisté essentiellement à appeler les jeunes à s’enrôler massivement dans les forces armées pour défendre l’intégrité territoriale.
Le speaker de la chambre haute du Parlement a, dans la même veine, condamné les tueries qui se sont produites à la suite des manifestations de la population contre les installations de la mission onusienne. S’adressant aux habitants de Nord et Sud Kivu, Modeste Bahati Lukwebo a précisé qu’il y a moyen de s’exprimer sans nécessairement causer des dégâts humains et matériels.
En homme de paix, le président du Sénat a saisi cette occasion pour lancer un appel à l’apaisement et au calme. Il interdit formellement à tous les membres de son parti, de son regroupement politique AFDC-A et à ceux qui le soutiennent de s’attaquer, sous quelque forme que ce soit, au patrimoine et au personnel des Nations-Unies. Orly-Darel NGIAMBUKULU
Ci-dessous un extrait de l’interview de Modeste Bahati Lukwebo.
Lors de mon passage à Bukavu et à Goma, dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, en marge des vacances parlementaires, en tant qu’élu, je me suis adressé à la population pour demander que la jeunesse puisse s’enrôler dans les forces armées en vue de défendre la patrie, de défendre notre pays et de défendre les innocents qui sont ici et là tués, suite à l’agression et à la guerre qui nous est faite injustement.
J’ai constaté que certains politiciens, certains opportunistes tentent de sortir mes propos de leur contexte, en m’attribuant une quelconque responsabilité dans ce qui se passe actuellement.
Sincèrement, en tant qu’homme de paix, et en ma qualité de sénateur, j’appelle à l’apaisement et au calme. Je condamne fermement toute violence d’où qu’elle vienne et interdis à tous les membres de notre parti et regroupement AFDC-A, et à tous ceux qui me sont proches de s’attaquer, sous quelque forme que ce soit, au patrimoine et au personnel des Nations-Unies.
Je condamne également les tueries qui se produisent en ce moment, à la suite de la manifestation des citoyens et citoyennes congolais, manifestation du reste autorisée par la Constitution. Nous insistons sur le fait qu’il faut éviter toute destruction et brutalité. On peut s’exprimer sans nécessairement causer des dégâts humains ou matériels.
Voilà pourquoi, j’ai tenu à m’adresser à notre peuple, où qu’il soit, pas seulement pour celui du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, ou celui de l’Ituri, mais pour l’ensemble des congolais qui ont soif de goûter à la paix et à la stabilité et défendent mordicus l’intégrité de notre territoire.
Nous disons que tout cela doit se faire dans le calme. Voilà pourquoi je tenais à apporter cette précision parce que j’ai senti qu’il y avait des récupérations politiciennes.