Dernière minute
Société
« Soki mbwa nayo, akomi ko gangela yo ce que mutu mususu azo liesa ye ! ». Cette phrase en lingala se traduit en français par : « Si ton chien commence à aboyer sur toi, c'est qu'une autre personne lui donne à manger ! »
Entrons à l'école de la sagesse pour écouter attentivement ce que…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Il y a quelques jours passés, les constructions anarchiques érigées dans l'espace UPN ont été démolies dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la ville de Kinshasa. À cette…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Génocost en République démocratique du Congo (UJRG-RDC) a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite au Mémorial du Génocost à Kinshasa, dans…
Au Sud-Kivu : MSF appelle à protéger les civils et à renforcer l’assistance aux personnes déplacées
Face à l’arrivée des milliers de personnes nouvellement déplacées, dans la province du Sud-Kivu, Médecin Sans Frontières (MSF), appelle à protéger les civils et à renforcer l’assistance aux personnes déplacées dans le nord du Sud-Kivu où les affrontements se poursuivent simultanément.
«Les niveaux de violence pour la population civile sont particulièrement élevés. Depuis février, le protocole de gestion d’un afflux important de patients blessés a dû être activé à plusieurs reprises à l’hôpital. Le personnel de santé a travaillé 24 heures sur 24, sous une forte pression et avec des ressources limitées», explique Luis Montiel, coordinateur MSF pour le Sud-Kivu.
Avec l’arrivée ces derniers mois, de ces déplacés, les structures sanitaires de la zone de santé de Minova ont été submergées par des dizaines de blessés de guerre, ou encore de nombreux enfants malnutris à prendre en charge, sans compter les patients qui ont besoin de soins de santé primaires.
Ces familles déplacées survivent avec un accès extrêmement limité à l’eau potable, à la nourriture et à des abris. Fin janvier, les combats entre le M23, les Forces armées congolaises (FARDC) et les milices alliées se sont intensifiés dans plusieurs régions du Nord-Kivu et une nouvelle ligne de front a été établie à la frontière avec le Sud-Kivu.
Alors que les besoins sont énormes dans la ville de Minova, les combats en cours et la volatilité de la situation rendent l’acheminement de l’aide humanitaire extrêmement complexe».
«La route nord vers Goma [capitale du Nord-Kivu] étant actuellement bloquée, nous envoyons du matériel par bateau via le lac Kivu et acheminons du personnel d’urgence depuis la route sud, difficilement accessible en moto, pour soutenir le ministère de la Santé et les autorités locales dès que se présentent des fenêtres d’opportunité», a ajouté Luis Montiel.
Conditions de vie précaires dans plus de 60 sites
Les échanges nourris de tirs et d’artillerie entre les parties belligérantes ont donné lieu à de multiples incidents impactant les civils vivant à proximité. Des projectiles sont notamment tombés sur des sites accueillant des personnes déplacées, dans des zones résidentielles de la ville de Minova et des villages environnants, ainsi que sur des bateaux en bordure du lac Kivu. Entre début février et fin mai, plus de 300 blessés de guerre ont été soignés à l’hôpital général de Minova soutenu par MSF : 15% d’entre eux étaient des femmes et des enfants.
Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), plus de 120 000 personnes déplacées fuyant ces hostilités se sont réfugiées dans le nord du Sud-Kivu, en majorité dans la zone de santé de Minova, qui a déjà connu cinq grandes vagues d’arrivées depuis 2023, dont trois depuis janvier 2024. La majorité de ces personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires, dispersées dans plus de 60 sites tels que des camps informels, des écoles et des églises, la plupart au sein de la ville de Minova.
Fyfy Solange TANGAMU