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Après UN BILAN ELOGIEUX DE 3 ans passés à la tête de l’ENTITE : La RDC recommande à son successeur de maintenir la flamme de l’Unafri
Au terme de trois ans passés à la tête de l’Institut des Nations Unies pour la prévention de crime et le traitement délinquants (Unafri), la RDC a cédé son fauteuil de Président du Conseil d’administration à l’Ouganda. La prochaine réunion est prévue à Kampala à la même période. La ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a recommandé à son successeur de maintenir la flamme de cette organisation qui regroupe 29 pays.
Durant son mandat, la RDC a mobilisé les Etats membres à payer leurs contributions, a fait savoir Rose Mutombo. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de l’Unafri, les contributions sont passées de quatre cent et trois mille à un million six cents et sept mille sept cent vingt-quatre dollars, a mentionné la PCA sortante de l’Unafri. « C’est ici pour moi l’occasion de remercier très sincèrement tous les États membres pour avoir répondu à mon appel« .
Par ailleurs, par soucis d’optimiser le fonctionnement de cette entité juridique, le processus de recrutement du Directeur de cet Institut durant le mandat sous l’impulsion de la ministre d’Etat, ministre de la Justice de la RDC a été amorcé et finalisé.
Ensuite, en vue d’assurer une meilleure communication entre la Direction de l’Institut et les pays membres du Conseil d’Administration, la RDC avait redynamisé les activités du Comité technique (TAC), organe institué par l’actuel Conseil en vue d’assurer l’accompagnement de l’Institut, a évoqué Rose Mutombo.
INSTAURATION D’UN CLIMAT DE CONFIANCE ET DE DIALOGUE
« Il est à noter également l’instauration d’un climat de confiance et de dialogue permanent entre mon cabinet et la Direction de l’Unafri. Certes, beaucoup reste encore à faire. Mais je reste convaincue que notre volonté commune mettra à profit ces quelques réalisations pour aller de l’avant. Notre réunion de ce jour est cruciale pour l’avenir de l’Unafri », a-t-elle soutenu.
A l’ouverture de la 12ème réunion ordinaire du Conseil d’Administration de l’Unafri tenue à Addis-Abeba en Ethiopie ce mardi 03 octobre, Rose Mutombo Kiese a dressé le bilan de 3 ans de la RDC à la tête de cette organisation. Kinshasa a pris la présidence du Conseil de l’Unafri au moment où cet Institut était amputé depuis plusieurs années de ses dirigeants. A cela, Il faut ajouter les effets néfastes de la pandémie de COVID-19 qui avait paralysé le monde. L’Unafri n’en était pas épargné. La ministre d’Etat, ministre de la Justice de la RDC a remercié John Sembuya, actuel Directeur Adjoint Intérimaire et tous les membres du personnel de l’Unafri qui, contre vents et marées avaient résisté à la tempête qui avait failli emporter cet Institut.
PROPOSITION DE REVISION DES STATUS DE L’UNAFRI
Les participants à ces assises ont examiné plusieurs points essentiels, notamment le projet du Plan Stratégique quinquennal 2024-2028, la proposition de révision des instruments administratifs et financiers dont les statuts de l’Unafri, le règlement du personnel et même notre propre règlement sera passé en revue. Conformément à ses statuts. « Comme vous le constatez, la tâche est certes ardue au regard de nombreux défis qui nous attendent. Mais l’important, c’est de mettre l’Unafri sur les rails« , a fait remarquer la warrior de la Justice congolaise.
Pour sa part, le Directeur de l’Unafri, le docteur Édouard Kitio,a noté que le mandat de son institution est très large et point n’est besoin d’insister davantage sur l’importance de la prévention du crime et la justice pénale dans la quête pour un développement durable et des sociétés stables fondées sur le respect de la règle du droit en général et des droits humains en particulier.
Selon lui, la communauté internationale est désormais engagée à une lutte sans merci contre le terrorisme, le blanchiment de capitaux à des fins de financement de terrorisme, le trafic des êtres humains, le trafic illicite de drogue, des armes à feu…
« C’est le moment ou plus que jamais, notre Institut devrait jouer son rôle de prévention des conflits et des crimes dans la région africaine en bénéficiant du soutien du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et du Secrétariat général des Nations unies en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde« , a-t-il conclu. Mathy MUSAU