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Affaire Frivao: Constant Mutamba refuse de comparaître
*Le ministre honoraire de la Justice porte plainte pour atteinte à sa vie privée.
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, ne s’est pas présenté le mardi 19 mai devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe où il était cité à comparaître comme témoin dans l’affaire présumée de détournement des fonds au sein du Frivao.
À l’audience, la Cour a procédé à la lecture de la citation adressée à l’ancien patron de la Justice. Selon le rapport du greffier, Constant Mutamba aurait indiqué qu’il ne comparaîtrait pas devant la juridiction, ajoutant que «la Cour devrait faire ce qu’elle veut». Des documents médicaux justifiant son état de santé ont également été transmis au greffier instrumentant.
Après l’avis du ministère public, la Cour a estimé qu’il n’y avait pas lieu de vérifier davantage les éléments rapportés par le greffier concernant l’état de santé du témoin. Les juges ont ainsi décidé de poursuivre l’instruction du dossier en son absence.
Ce nouvel épisode judiciaire intervient alors que l’ancien ministre de la Justice avait déjà brillé par son absence lors de l’audience précédente. Dans une correspondance datée du 4 mai, Constant Mutamba avait expliqué être hospitalisé depuis sept mois et souffrir d’un état de santé «fragile» incompatible avec une comparution devant la justice.
Cette lettre était accompagnée d’une attestation médicale délivrée par le cabinet de cardiologie Cardio-Health Santé.
L’invitation adressée à l’ancien ministre faisait suite aux révélations intervenues lors de l’audience du 30 avril, centrée sur des paiements estimés à plus de 50 millions de dollars américains. Selon les débats judiciaires, ces décaissements auraient été effectués avant l’obtention de l’avis de non-objection de la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP).
Détenu à la prison centrale de Makala, le directeur général ad intérim du Frivao, Chansar Bolukola, affirme, depuis plusieurs audiences, avoir exécuté ces paiements sur instruction verbale de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba.
Cette affaire, qui continue de secouer les milieux judiciaires et politiques congolais, met en lumière les zones d’ombre entourant la gestion des fonds publics destinés à l’indemnisation des victimes des conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Plainte pour atteinte à sa vie privée
Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire impliquant Constant Mutamba Tungunga.
Alors que l'ancien ministre de la Justice reste au centre des débats autour du dossier FRIVAO, son camp a décidé de passer à l'offensive judiciaire.
Hier mercredi 20 mai, l'avocat conseil de Constant Mutamba a officiellement déposé une plainte contre le ministère public pour "atteinte à la vie privée", dénonçant notamment une "photographie clandestine" ainsi que la "diffusion de données médicales confidentielles et à caractère personnel".
Selon les proches de l'ancien garde des Sceaux, cette démarche s'appuie sur les dispositions de la loi sur le numérique ainsi que sur celle encadrant les modalités de l'exercice de la liberté de la presse en République démocratique du Congo.
Cette nouvelle procédure intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de l'affaire FRIVAO, devenue l'un des dossiers politico-judiciaires les plus suivis du moment.
Déjà fragilisé par sa condamnation, Constant Mutamba avait récemment créé la surprise après avoir été cité par le Directeur général du FRIVAO lors d'une nouvelle séquence judiciaire qui a ravivé les spéculations sur l'évolution du dossier.
Pour ses avocats, la publication et la circulation d'éléments relevant de la sphère privée de leur client constituent une violation grave des droits fondamentaux et une tentative manifeste de porter atteinte à son image publique.
Du côté de l'opinion, cette plainte relance le débat sur les limites entre information judiciaire, respect de la vie privée et exposition médiatique des personnalités publiques impliquées dans des affaires sensibles.
Pendant ce temps, le dossier Mutamba continue de prendre une tournure imprévisible, mêlant bataille judiciaire, communication politique et guerre médiatique, dans un climat de forte tension au sein de la classe politique en République démocratique du Congo.
Jérémie ASOKO & César IPOKA