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Adèle Kayinda: « Nos entreprises publiques ont besoin d’un renouveau pour le développement de l’économie nationale »
« Après plus de cinq décennies de leur existence, les entreprises publiques ont besoin d’un renouveau en matière de gouvernance pour pouvoir répondre à la mission qui leur est assignée dans l’optique du développement de l’économie nationale ». C’est en ces termes que s’est exprimée la ministre d’Etat, ministre du Portefeuille, Princesse Adèle Kayinda Mayina, le mercredi 29 juin, à l’occasion du lancement de la mission d’expert de la numérisation et de la digitalisation des entreprises publiques de la RDC.
Dans son discours de circonstance, la patronne du Portefeuille a souligné l’importance du passage à la digitalisation qui, selon elle, constitue l’une des réformes de l’Etat congolais, propriétaire de ces entreprises du Portefeuille avec l’appui de tous les ministères. En effet, ce sont des entreprises qui couvrent la totalité de secteurs économiques du pays : les mines, la chaîne logistique des transports maritime, aérien, fluvial et terrestre, la survie des énergies, des hydrocarbures, etc.
« La numérisation et la digitalisation des entreprises du portefeuille de l’Etat constituent une des recommandations du président de la République, formulées au cours de la 45ème réunion du Conseil des ministres du vendredi 18 mars dernier« , rappelle Adèle Kayinda. Lors de ladite réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi avait fait remarquer que toutes les entreprises publiques du pays devraient tirer de nombreux avantages de la digitalisation en vue d’assurer la traçabilité de leurs opérations et instaurer une gestion transparente. L’objectif étant d’améliorer leur gouvernance et performance, assurer leur relance ainsi que celle de l’ensemble de l’économe nationale.
PAIEMENT DES FACTURES ET REDEVANCES EN LIGNE
« Couplée à la numérisation, la digitalisation des entreprises de l’Etat leur permettra d’obtenir des solutions technologiques qui offrent des outils permettant d’assurer la numérisation et la digitalisation des activités ainsi que le paiement en ligne des factures et des redevances conduisant à leur traçabilité« , a expliqué la ministre du Portefeuille.
Il sied de rappeler que la digitalisation et la numérisation des entreprises publiques congolaises sont réalisées grâce l’appui du Centre régional de formation professionnelle et de digitalisation des entreprises, établi depuis 1989 à Cotonou au Bénin, sous l’égide des Nations unies et des partenaires multiformes. Ce centre travaille depuis mars 2020, avec certaines structures publiques de la RDC en matière de renforcement des capacités et de recherche de solutions de gestion et de digitalisation.
A en croire la ministre d’Etat, une Feuille de route pour l’exécution de la mission publiera ses résultats dans les six mois à venir. Ce, y compris les travaux préparatoires appuyés par le Centre régional, pour le premier groupe de 29 entreprises publiques. A savoir celles dont l’Etat congolais est détenteur majoritaire des capitaux et auxquelles d’autres entreprises du Portefeuille vont s’ajouter.
OPTIMISTE SUR LES RETOMBEES DE LA REFORME
Adèle Kayinda ne cache plus son optimisme quant aux retombées de cette réforme notable. « Il s’agit d’une réforme majeure dont les retombées sont évidentes pour chacune des entreprises, pour l’Etat et, d’une manière générale, pour nos populations qui vont aussi en tirer bénéfice quand les ressources supplémentaires collectées grâce à la sécurisation des recettes permettront de créer de nouveaux emplois et de soutenir plus d’actions sociales en faveur des plus démunis« , souligne Adèle Kayinda.
Elle ajoute que cette réforme mobilise des moyens conséquents résumés en trois plans : technique, financier et suivi.
En plus de l’avantage qu’elle offrira aux entreprises publiques, la réforme permettra également le renforcement des capacités du personnel des entreprises bénéficiaires.
Sur le plan financier, pour les 29 premières entreprises concernées, la plateforme mutualisée sera déployée et mise en production pour un budget d’investissement prévisionnel de 25 millions de dollars américains. Ce montant couvre l’ensemble des dépenses liées à l’acquisition des équipements techniques, leur déploiement, ainsi que les formations et les services d’experts nationaux et internationaux.
Au plan du suivi, un Comité ad hoc est mis en place. L’équipe est composée de représentants de la Primature, de ministères du Portefeuille, du Numérique, des Finances, du Budget et de ministères sectoriels avec une équipe d’opérationnels représentant les mêmes ministères. Kléber KUNGU