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2ème Congrès USN : Fatshi place le curseur sur la refondation, l'unité et la souveraineté nationale
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a livré samedi 30 août, lors du deuxième congrès extraordinaire de l'Union sacrée de la Nation (USN), un message qui définit un nouveau cap dans la vie de la méga plateforme présidentielle. L'Autorité politique de référence de l'USN a insisté sur le rôle déterminant que doit jouer l'alliance au moment où, dit-il, se trouve "à la croisée des chemins". Entre adoption des textes fondateurs, clarification des règles internes et réaffirmation de la souveraineté nationale, l'USN s'est dotée des outils nécessaires pour consolider son unité et se projeter dans l'avenir.
L'un des temps forts du congrès, l'adoption de la Charte et du Règlement intérieur, deux instruments qui encadrent la vie de la coalition, en même temps qu'ils confèrent à l'USN une base juridique et organisationnelle épaisse.
On explique que la Charte "fixe les conditions d'adhésion et définit les valeurs cardinales de l'USN, parmi lesquelles la loyauté à l'égard du Président de la République, la discipline collective et la défense de l'intégrité territoriale. "Tandis que le Règlement intérieur" détaille le fonctionnement du secrétariat permanent, organe exécutif chargé de la mise en œuvre des décisions politiques, et encadre l'accès au présidium. "
Dorénavant, faire partie du présidium est l'apanage des regroupements politiques ayant une représentativité parlementaire conséquente. Cette mesure a pour but de consolider la crédibilité et la cohésion de la plateforme présidentielle tout en prévenant un foisonnement d'acteurs sans assise populaire dans leurs circonscriptions électorales.
"Le temps de l'improvisation est révolu. Nous nous dotons de règles claires pour marcher ensemble, dans l'ordre et dans la discipline", a déclaré un cadre de la majorité, saluant un "acte de maturité politique".
Pas de dialogue avec candidats imposés de l'étranger
Dans son adresse de clôture du congrès, le Chef de l'État a souligné sa disponibilité au dialogue comme instrument de cohésion nationale, non sans poser des préalables.
Félix Tshisekedi a souligné que, une fois les forces négatives étrangères écartées, il appartiendrait aux Congolais eux-mêmes d'organiser la bonne marche du pays. À cet égard, il appelle les membres de l'Union sacrée à faire de cette plateforme une force politique capable de gouverner avec la confiance de la majorité des citoyens.
"Quand nous resterons entre Congolais, nous pourrons définir nous-mêmes le mode de vie et la marche de notre République. Faisons de cette plateforme une véritable force politique qui gagne la confiance de notre peuple et préside à son destin sans imposer quoi que ce soit, mais en ayant son soutien", s'est exprimé le Chef de l'Etat.
Le président Tshisekedi a insisté sur le caractère exclusivement congolais du dialogue national, rejetant toute médiation orchestrée depuis l'extérieur. "Dialogue oui, mais dialogue avec les Congolais qui veulent reconstruire leur pays et sortir de la crise, et non avec ceux qui sont inféodés au diktat des pays voisins. Les Congolais n'ont pas besoin de facilitateur pour parler entre eux… ", tranche Fatshi.
La paix comme horizon : les dynamiques de Doha et de Washington
Évoquant les pourparlers en cours à Doha et à Washington, le Président a souligné l'importance des efforts de médiation initiés par certains pays partenaires, désireux de voir la RDC sortir définitivement des turbulences sécuritaires. "Ce sont des dynamiques impulsées par des pays amis, soucieux de voir notre République vivre en paix", a-t-il déclaré, tout en appelant à l'autodétermination des Congolais.
Le Président a insisté sur la nécessité pour les forces négatives, venues de l'extérieur, de "laisser définitivement en paix" le territoire congolais. "Quand nous resterons entre Congolais, nous allons pouvoir définir nous-mêmes le mode de vie et de marche de notre République", a-t-il martelé.
"Je m'engage pour que notre Congo vive en paix… Ces dynamiques doivent permettre que les forces négatives étrangères nous laissent définitivement en paix", a martelé Félix Tshisekedi, appelant les cadres de l'USN à demeurer mobilisés aux côtés des FARDC et des institutions républicaines.
Ce rappel traduit la volonté présidentielle de lier la stabilité politique interne aux enjeux sécuritaires et diplomatiques de la RDC, en un seul front uni.
Placée sous le thème : "Tous unis, écrivons l'histoire glorieuse de notre pays avec le Président Félix Tshisekedi et l'Union sacrée de la Nation", la rencontre a rassemblé toutes les familles de la majorité présidentielle. La salle, décorée aux couleurs de l'USN, a accueilli une foule compacte de délégués, de députés, de responsables politiques et de membres de la société civile proches de la mouvance présidentielle.
La forte mobilisation et l'enthousiasme palpable ont traduit une volonté partagée : inscrire l'USN dans la durée, non pas comme une coalition de circonstance, mais comme une grande machine politique organisée, disciplinée et prête pour les batailles futures.
Avec ce congrès, l'Union sacrée s'est dotée d'une colonne vertébrale politique et organisationnelle. Les prochains mois seront consacrés à : "L'opérationnalisation du secrétariat permanent, qui jouera un rôle central dans la coordination des activités politiques ; L'application stricte des nouvelles règles internes, pour éviter les dérapages et maintenir la cohésion ; La préparation des échéances institutionnelles à venir, avec une Union sacrée présentée comme une plateforme durable et non conjoncturelle".
"L'Union sacrée est désormais un bloc structuré, discipliné et uni derrière le Président. C'est une étape décisive vers la maturité politique de notre coalition", a commenté un membre du présidium.
En scellant son deuxième congrès extraordinaire par des décisions structurantes et souverainistes, l'Union sacrée de la Nation affirme sa volonté de devenir une force politique pérenne. À travers l'adoption de ses textes fondateurs, la clarification de ses règles de fonctionnement et la réaffirmation du leadership de Félix Tshisekedi, l'USN entre dans une nouvelle phase de son existence : celle de la consolidation et de la projection.
À l'endroit des membres de l'Union Sacrée, le Président Félix Tshisekedi a lancé un appel à la cohésion et à la responsabilité politique. "Faisons de cette plateforme une véritable force politique qui aura la confiance de la majorité de notre peuple", a-t-il exhorté. Pour lui, l'objectif n'est pas de conquérir le pouvoir "en s'imposant contre la volonté populaire", mais de gouverner grâce à la confiance et au soutien des Congolais.
Ce discours, qui sonne comme un appel à l'unité et à la consolidation de l'assise politique de l'Union Sacrée, intervient dans un contexte où le pays cherche à conjuguer stabilité, souveraineté et renforcement de la démocratie.
FDA