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2023 : L’Ecidé pour un recensement couplé à l’enrôlement des électeurs
*Au terme de son congrès tenu à Kisangani, le parti de Martin Fayulu s’est engagé à ne pas boycotter le scrutin, avant de promettre des alliances avec des partenaires politiques « pour gagner le vote ».
L’Engagement citoyen pour le développement (Ecidé) s’engage à respecter les élections 2023. C’est l’une des résolutions prises au terme de son congrès tenu du 11 au 14 juillet à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Au cours de ces accises, le parti de Martin Fayulu a adopté les grandes lignes du programme de gouvernement à présenter au peuple congolais pour solliciter son suffrage au scrutin de 2023.
Toutefois, les congressistes de l’Ecidé ont demandé au bureau national et au président du parti de « ne ménager aucun effort pour que les élections de 2023 soient libres, transparentes, impartiales et apaisées« . Dans ce cadre, le congrès les autorise à prendre des initiatives anticipatives « pour prévenir ou minimiser la fraude, en engageant des discussions utiles avec des partenaires nationaux et internationaux impliqués dans le processus électoral« .
Une autre résolution, sinon la plus importante, est celle qui désigne le président de l’Ecidé Martin Fayulu comme candidat du parti à la Présidentielle de 2023. C’est à ce juste titre qu’il a été demandé au bureau national de « lancer la campagne pour l’élection de Martin Fayulu comme Président de la république » et « celle des candidats du parti aux législatives nationales et provinciales.
ALLIANCES AVEC D’AUTRES FORCES POLITIQUES
Toujours en ce qui concerne les prochaines élections, le parti de Martin Fayulu assigne au bureau national la responsabilité de mobiliser tous les militants et symphatisants de l’Ecidé. Une démarche qui permet de poursuivre, en synergie avec toutes les forces politiques et sociales attachées à l’alternance démocratique, le combat déjà engagé de manière à arracher un consensus autour des réformes électorales pour l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales dans le strict respect des délais constitutionnels.
Refusant de boycotter le prochain scrutin, l’Ecidé promet, le moment venu, de nouer des alliances formelles, structurelles ou non avec des partenaires politiques « qui regardent dans la même direction, en vue de gagner les prochaines élections de 2023 et répondre aux aspirations du peuple congolais« .
Dans la perspective d’un éventuel hold up électoral, l’Ecidé de Martin Fayulu a fait sien le mot d’ordre lancé par le président du parti le 11 juillet 2022 à l’ouverture du congrès: « Si, d’aventure, quelqu’un ose encore voler la victoire du peuple en 2023, nous n’aurons pas d’autre choix que celui de descendre dans la rue pour la réclamer et la récupérer comme d’autres peuples souverains le font« . Le congrès de l’Ecidé enjoint tous les membres du parti à s’approprier ce mot d’ordre et à le vulgariser.
APPARTENANCE A LAMUKA
Sur d’autres questions électorales, l’Ecidé, réaffirmant son appartenance à la coalition Lamuka, confirme sa position en phase avec celle de cette plateforme de l’Opposition.
Dans ce contexte, Martin Fayulu et son parti disent « non à la violation ou au changement de la Constitution, non à la mutualisation du recensement avec l’enrôlement et l’identification des électeurs, non au glissement, oui au respect strict de la Constitution, oui à la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, oui à l’alternance démocratique…«
UNE PÉTITION EN VUE POUR LE RAPPORT MAPPING
La question de l’insécurité dans l’Est de la RDC s’est également invitée au congrès de l’Ecidé. Dans leurs recommandations, les congressistes ont exigé la levée urgente de l’état de siège, « considéré comme une prison à ciel ouvert« , dans les provinces de l’ituri et du Nord-Kivu.
A cet effet, Ecidé a annoncé des actions « nécessaires pour l’exhumation du rapport Mapping« . Voilà pourquoi le parti de Martin Fayulu promet d’initier et faire signer une pétition à adresser au Conseil de sécurité des Nations Unies « pour exhumer le Rapport Mapping, son examen et la création d’un Tribunal Pénal International pour la RDC« .
L’Ecidé ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a fait savoir qu’il va organiser une campagne nationale et internationale de sensibilisation sur les massacres, les violences et les plages dont le peuple congolais est victime quotidiennement de la part des pays voisins et des groupes armes à leur solde.
Dans cet élan, le congrès de l’Ecidé recommande à son bureau national de créer en urgence un réseau de monitoring hebdomadaire de la situation sécuritaire dans toutes les provinces en proie aux groupes armés nationaux et étrangers. Une façon de partager les informations en vue de leur centralisation et exploitation
L’Ecidé s’est s’insurgé contre « la complicité tacite des gouvernants de fait et contre l’indifférence de la Communauté internationale face au processus de balkanisation de notre pays, aujourd’hui fracture en plusieurs morceaux, occupés par des groupes armés tels que les Mbororo, le LRA, le CELEKA, les ADF, le M23 qui ont instauré des espaces de non-droit, qui échappent à l’autorité de l’Etat et accroissent la fragilité de la RDC« . Rachidi MABANDU