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Violences sexuelles liées aux conflits : Le Fonarev sollicite l’accompagnement des journalistes dans le processus de réparation des victimes
Le Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev) sollicite l’accompagnement des professionnels des médias dans le processus de réparation des victimes. Ce qui justifie le brunch avec la presse organisé sous le thème : « Apport des professionnels des médias dans la mise en oeuvre du processus de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité».
Dans son mot de circonstance, la directrice adjointe de Fonarev, Emmanuella Zandi, a déclaré que les médias sont des acteurs importants pour sa structure, notamment dans le processus d’identification des victimes, la vulgarisation de la loi sur la réparation des victimes. «Il y a beaucoup de questions pour lesquelles les journalistes peuvent se poser afin d’apporter les bonnes réponses à la communauté, telles que comment éviter les fakes news; comment éduquer la communauté; comment prévenir les conflits et ce que les victimes peuvent attendre de Fonarev», a-t-elle expliqué.
D’après cette victorieuse, les missions de Fonarev sont identifier les victimes; aider les victimes à avoir accès à la justice; aider les victimes à être indemnisées et à recouvrer les dommages intérêts leurs alloués; aider les victimes à bénéficier gratuitement d’un accompagnement et d’une assistance judiciaire appropriée assurée par des avocats ainsi qu’allouer des réparations aux victimes.
Cependant, Emmanuella Zandi a souligné que les victimes qui sont prises en charge par le Fonarev sont les personnes qui, en période de conflit, ont connu des actes de pillages, de destruction de leurs biens, des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, des victimes de tortures et de tout dommage ayant entrainé ou non une invalidité en temps de conflits ainsi que les victimes des violences liées aux conflits.
Le FONAREV doit communiquer pour accroître sa visibilité.
Pour enrichir ce thème quatre panélistes ont pris tour à tour la parole. Mme Clarisse Museme, experte en communication pour le changement de comportement est d’avis que à l’aspect communication, il faut ajouter la sensibilisation. Elle a évoqué deux aspects sur la communication de Fonarev. A l’interne, Clarisse Museme a souligné qu’il faut avoir le même niveau de compréhension du concept clé et savoir ce qu’on veut communiquer. Tandis qu’à l’externe, il faut créer une synergie médias et grand public.
Puis, cette journaliste de formation a fait savoir que pour bien communiquer le Fonarev doit entre autres associer les médias pour annoncer les grands événements; avoir des partenaires sûrs; travailler sur son contenu; mobiliser les gens sur la thématique; organiser des voyages de presse; renforcer les capacités des professionnels des médias sur le sujet et initier des tranches spécialisées.
Enfin, Mme Clarisse Museme a insisté sur les rôles des médias notamment comme symbole, leader, porte-parole, agent de liaison et observateur actif.
Pour sa part, le professeur François Elika s’est appesanti sur la responsabilité sociétale des journalistes. Cet enseignant à l’UNISIC (ex-Ifasic) a mis l’accent sur les principes de référence. Il a abordé les questions de proactivité, réactivité et d’interactivité.
Il estime que le journaliste a un rôle de salubrité publique. Cela signifie, qu’il doit maintenir un environnement sain, a-t-il ajouté. Pour lui, le Fonarev doit faire la communication a deux niveaux : une à valeur géopolitique et une autre à valeur sociologique.
Le député Eric Tshikuma a insisté sur le message à faire passer. Les deux mots clés sont l’attention et la compassion. Selon lui, il y a lieu de veiller à ce que la couverture médiatique de ces questions sensibles ne stigmatise pas les victimes. Pour clore son propos, il a invité les victimes à briser le silence en toute sécurité.
Pour rappel, le Fonarev est créé par l’engagement du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avec le concours de son épouse Denise Nyakeru Tshisekedi, pour donner une réponse coordonnée à la réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits, qui était une préoccupation majeure. Mathy MUSAU