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A UNE SEMAINE DES ELECTIONS COMBINEES DU 20 DECEMBRE : Kinshasa sollicite l’intervention de la Monusco pour le déploiement du matériel électoral
Le 20 décembre, c’est bientôt. Sans changement de dernière minute, c’est dans moins d’une semaine que les Congolais vont se rendre aux urnes pour élire leurs candidats à la présidentielle, aux législatives nationales et provinciales, et aux municipales. Le respect du chronogramme de la Centrale électorale implique toutefois un certain nombre de préalables. C’est dans ce contexte qu’à une semaine du délai buttoir, Kinshasa s’attend à un appui logistique de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (Monusco) pour faciliter le déploiement du matériel électoral dans la vaste étendue du pays.
L’écho vient de New-York. Emise par le Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations-Unies, une correspondance datée du mardi 12 décembre met en lumière la récente requête du Gouvernement congolais auprès des autorités onusiennes. Cette requête est relative à l’intervention sollicitée pour acheminer les kits électoraux dans les quatre coins du pays.
A travers ce courrier diffusé le mardi dernier, la RDC a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de permettre à la Monusco de donner son appui pour le déploiement du matériel électoral, en vue de l’élection du 20 décembre sur toute l’étendue du territoire.
« (…) J’ai l’honneur d’informer le Conseil de Sécurité que la Commission Électorale Nationale Indépendante de la RDC reste déterminée à conduire le processus électoral jusqu’à son terme. Pour y arriver, elle (CENI) doit finaliser dans le délai l’acheminement du matériel électoral et des équipements électoraux vers les sites à accès difficiles et permettre ainsi l’organisation des élections sur toute l’étendue du territoire national le même jour (20 décembre 2023)« , lit-on dans ce document émis par la mission permanente de la RDC auprès des Nations Unies.
Le défi logistique
Kinshasa estime donc nécessaire de solliciter auprès des Nations Unies son appui au processus électoral. Précisément dans l’acheminement du matériel électoral dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Ku et du Sud-Kivu. « Le Gouvernement saurait gré au Conseil de Sécurité de bien vouloir autoriser la MONUSCO à étendre cet appui logistique dans d’autres provinces de la RDC« , a indiqué Zénon Mukongo Ngay, l’ambassadeur auprès de la mission permanente de la RDC.
A l’approche des élections combinées du 20 décembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est butée à moult difficultés pour déployer ses matériels à travers la RDC. Président de la Centrale électorale, Denis Kadima en a fait part dans une correspondance au Gouvernement, renseignent des sources concordantes.
Au regard de ce courrier, le président de la CENI avait sollicité du Gouvernement un appui de 4 Antonov et 10 hélicoptères pour le déploiement des kits électoraux dans tous les coins du pays. Cette demande, formulée par Denis Kadima à 13 jours de l’organisation de ces scrutins, a interpellé les consciences quant au respect du délai constitutionnel.
La requête de la CENI
« Alors que nous tendons vers le 20 décembre 2023, date des scrutins combinés, incluant les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales ainsi que communales en RDC, je viens respectueusement auprès de votre Haute Autorité solliciter un appui logistique en termes de ressources aériennes supplémentaires, afin de permettre à la CENI de finaliser l’acheminement du matériel et des équipements électoraux vers les sites à accès difficiles », avait écrit Denis Kadima.
Aux dires du numéro un de la CENI, « cette période du déploiement du personnel, du matériel et des équipements destinés au vote coïncide malheureusement avec la campagne électorale, le déficit en desserte aérienne et la pénurie du carburant ».
Par conséquent, a soutenu Denis Kadima, « la capacité de mobilité et d’intervention de la Centrale électorale est très réduite ». Et donc parer à cette situation, la CENI avait urgemment besoin de 4 Antonov 26 et de 10 hélicoptères pour être capable de déployer ses cargaisons dans les délais, indique la correspondance.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement de la RDC aurait, à son tour, sollicité l’aviation angolaise pour secourir la CENI, assurent certaines sources. Ce qui, à ce jour, n’est ni confirmé ni infirmé de la part des officielles congolaises. Yves KALIKAT et Rachidi MABANDU
