Dernière minute
Société
La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le gouvernement congolais passe à une nouvelle étape dans l’application de la réforme du petit commerce et du commerce de détail. Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
Un parfum de sondage sur Goma
Quand on aura fini de dire- à raison- tout le mal que l’on pense de la journée « ville morte » de lundi à Goma, il restera une chose. A savoir ce sondage grandeur nature sur l’hypothèse -même d’école- d’une venue des policiers rwandais dans la capitale provinciale du Nord-Kivu. Sans surprise, le résultat est sans appel. Au fond, s’il est des sujets qui ne sont pas solubles dans l’amnésie supposée, feinte ou réelle des Congolais, le contentieux rwandais fait assurément partie de ceux-là.
Depuis la genèse de l’agression -masquée par une kyrielle de rébellions-, les Congolais n’ont pas manqué une seule occasion de montrer à la face du monde qu’ils demeurent attachés à l’intégrité de leur territoire. La résistance populaire des Kinois à la tentative de la rébellion pro Rwanda (RCD) de prendre le contrôle de la capitale en août 1998, l’épopée de Bukavu avec le vaillant Général Buja Mabe ou encore la mobilisation générale pour conjurer la chute de Goma sont autant de hauts faits des Congolais sur le front de la défense de la patrie.
Cette constance du « pays réel » s’avère un véritable antidote aux douces et amicales pressions sous forme de sirènes d’aggiornamento que subit, depuis les années Mzee Kabila, le « pays légal« . Sans la moindre notion théorique de la géopolitique et de la géostratégie, le Congolais lambda n’ignore pas les ressorts… lointains de la crise dans l’Est de la RDC.
Brandissant la realpolitik assortie d’assurance-longévité au pouvoir, les commanditaires de cette instabilité ont coutume de « suggérer » avec insistance « une normalisation-banalisation » des relations avec Kigali et Kampala. Et ce, sans solder, ne serait-ce que symboliquement, les comptes de ce que les Congolais ressentent dans leur chair comme une humiliation. Au point d’être systématiquement contre ce qui apparaît à leurs yeux comme des « liaisons dangereuses« .
Déjà, sous le pouvoir Kabila-fils, le Président français d’alors, Nicolas Sarkozy, avait parlé de mutualisation des ressources entre pays des Grands lacs. Près d’une décennie après la « recette Sarko« , le même mot « mutualisation » est mangé à toutes les sauces dans le rapprochement entre officiels de trois pays.
Le hic, c’est que la moindre contre- expertise sociologique montre comme une césure entre le pays légal et le pays réel. Pour paraphraser le très éclectique Blaise Pascal, la realpolitik ayant des raisons que la raison ne connaît point, pas besoin d’être prophète pour subodorer que la liquidation du contentieux, né de l’agression de la RDC par ses deux voisins, sera longue et… populaire. José NAWEJ