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Transport en commun : vivement la publication d’une nouvelle grille tarifaire
Le prix du transport en commun à Kinshasa se fixe au gré des conducteurs des taxis. Dans la commune de Lemba par exemple, la course Lemba-gare centrale se négocie à 3500 Fc, 4000 Fc, voire 5000 Fc. Les usagers se plaignent de cet état de chose. Et ne savent plus à quel sain se vouer.
« Pour se rendre en ville nous devons débourser plus au moins 5 dollars USD pour un aller-retour. Imaginez-vous combien on débourse par mois. Et avec quel salaire ? L’autorité urbaine devrait prendre des mesures pour fixer une grille tarifaire« , déplore un habitant de cette municipalité.
« C’est depuis l’année passée, avec l’augmentation du prix du carburant que les tarifs des itinéraires ne sont plus stables», rapporte, un membre de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO). Aussi longtemps que l’Hôtel de ville ne publiera pas une nouvelle grille des tarifs, la situation va perdurer».
D’après quelques chauffeurs de taxi rencontrés à l’arrêt Super-Lemba, cette augmentation a plusieurs causes. « Une des causes de l’augmentation du coût du transport ce sont les embouteillages. Nous en rencontrons pratiquement chaque jour. Cela survient à presque n’importe quelle heure de la journée. Il nous devient difficile de faire le nombre de tour que l’on effectuait avant pour réaliser la recette du jour« , explique Giresse, la trentaine révolue.
«Une autre raison, c’est le prix du carburant qui ne cesse d’augmenter. Selon les bruits qui courent, le litre devra bientôt revenir à 4.000 Fc. Ces augmentations nous préjudicient. Pour tenir le coup, nous devons absolument majorer les tarifs. Sinon, ce n’est pas possible. Il est vrai que certains d’entre nous en profitent pour spéculer. Mais, ce n’est pas le cas de tout le monde. A mon avis, si aujourd’hui, les bus Transco ne sont pratiquement plus sur les routes, c’est à cause du coût du billet qui n’est plus égal au coût du carburant, bien que l’entreprise soit subventionnée par l’Etat« .
Les tarifs des taxis-bus et bus qui font le trajet Lemba- l’ISC ou le Grand-marché ont également été revu à la hausse. Au lieu de 1500 Fc, la course revient maintenant à 2000 Fc. Et pour y accéder, le transporteur exige aux clients de payer le billet avant de prendre placer à bord du véhicule. Une pratique courante que des usagers fustigent. « L’Etat devrait interdire cette façon de faire« , note avec regret, une dame âgée qui s’apprêtait à prendre place dans l’un de ces taxis bus.
En outre, fait savoir un autre taximan, l’état de dégradation avancée des artères de la ville ne facilite pas la tâche aux professionnels du métier. Selon lui, hormis les embouteillages, le mauvais état de la voirie contribue aussi à l’augmentation du coût du transport, puisque rouler sur une route cahoteuse prend plus de temps que de rouler sur une artère bien asphaltée.
En attendant la décision des autorités d’établir une nouvelle grille tarifaire, le calvaire des usagers des transports en commun de Lemba continue. Fyfy Solange TANGAMU