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Snel SA : l’urbanisation à la base du déficit en desserte électrique à Kinshasa, indique Denis Tukuzu
L’urbanisation est l’un des trois facteurs à la base du déficit en desserte électrique dans la ville de Kinshasa, en plus de la superficie et la démographie, fait savoir Denis Tukuzu, directeur de distribution de Kinshasa de la Société nationale d’électricité (Snel SA).
«Les problèmes de l’urbanisation, de la superficie et de la démographie sont à la base du déficit de production électrique par rapport à la demande de la ville de Kinshasa», déclare Denis Tukuzu.
Selon le directeur Tukuzu, la Snel SA fait face à la montée exponentielle de la demande en énergie par rapport à la quantité disponible pour desservir la capitale Kinshasa.
«La Snel SA enregistre 7.200 nouvelles demandes de raccordement au réseau électrique par an, soit 30 demandes par jour auprès de différents postes Snel de Kinshasa », dit-il. Et d’ajouter : «Par rapport à l’explosion démographique, à l’amoncèlement et à l’accélération des constructions, la quantité de l’énergie envoyée à Kinshasa ne permet pas de couvrir les besoins de la population ».
Kinshasa, dit le directeur Tukuzu, compte actuellement plus de 15 millions d’habitants, selon des estimations des structures internationales spécialisées dans la démographie des villes du monde, mais les investissements n’ont pas suivi cette évolution de la population.
A cela s’ajoutent les problèmes d’urbanisation de la capitale qui est faite de manière désordonnée au point que certaines maisons sont construites sur les infrastructures de la Snel, confir-t-il tout en déplorant le fait que les services de la Snel ne sont pas saisis en amont pour suivre ces cas.
Le directeur Tukuzu, citant les statistiques des six dernières années, indique que la ville de Kinshasa enregistre 500.000 nouveaux habitants par an avec 1.500 nouvelles personnes qui arrivent et s’installent à Kinshasa chaque jour.
A cet effet, il exhorte les autorités du pays à construire de nouveaux barrages hydroélectriques dans la périphérie de Kinshasa afin d’accroître la production de la Snel.
Le besoin en énergie électrique pour Kinshasa est estimée à 1.250 MW alors que la production actuelle de l’électricité destinée à la capitale est de 550 MW, transportés dans les lignes Kimwenza qui comptent trois sites d’atterrissage d’électricité, à savoir : Maluku, Liminga et Lingwala; Kinsuka qui est attaché avec Lingwala et enfin Badiadingi. Tout compte fait, le déficit en électricité est donc de 700 MW. Didier KEBONGO Avec ACP