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SM le Roi adresse un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (Texte Intégral)
New York, 29/11/2023 (MAP) – SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Cheikh Niang, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée le 29 novembre de chaque année.
Voici le texte intégral du Message Royal.
«Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,
Excellence, Monsieur Cheikh Niang, Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien,
Excellences membres de l’honorable Comité, Mesdames, Messieurs,
Cette année, la Journée internationale de la solidarité avec le peuple palestinien est célébrée alors que la région du Moyen-Orient en général et les territoires palestiniens en particulier vivent, depuis le 7 octobre 2023, des événements d’une gravité inédite.
De fait, en raison d’une escalade qui ne cesse de s’intensifier et d’affrontements armés d’une vaste amplitude, les morts et les blessés, pour la plupart des femmes et des enfants, se comptent par milliers au sein de la population civile. Outre la destruction massive de logements, d’hôpitaux, d’écoles, de lieux de culte et d’infrastructures, un blocus total est imposé à Gaza, en flagrante violation des lois internationales et au mépris total des valeurs humaines.
En dépit des appels croissants à la désescalade et à l’apaisement qui permettraient la livraison de médicaments et l’arrivée d’autres secours dans la Bande de Gaza, Israël y poursuit à la fois des bombardements intempestifs et violents ainsi que les incursions de son armée de terre. Il en résulte un déplacement forcé de plus d’un million et demi de Palestiniens, une augmentation des victimes et une intensification des destructions.
L’aggravation de ce drame humanitaire à Gaza et l’acharnement contre les civils interpellent la communauté internationale, plus particulièrement les puissances agissantes et le Conseil de sécurité, organe onusien chargé du maintien de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans le monde.
De fait, ils doivent mettre de côté leurs dissensions pour œuvrer de concert à l’adoption d’une résolution qui visera, de manière décisive et contraignante, l’application immédiate d’un cessez-le-feu durable, selon les règles du droit international et du droit international humanitaire.
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Lors du Sommet arabo-islamique extraordinaire qui s’est tenu le 11 novembre 2023, au Royaume d’Arabie Saoudite, nous avons défini quatre priorités urgentes pour faire cesser le massacre de vies humaines, auxquelles le Seigneur attache un grand prix.
C’est l’occasion de les mettre à nouveau en exergue:
– Premièrement : induire une désescalade urgente et concrète, mettre fin aux agressions militaires, pour aboutir à un cessez-le-feu durable et vérifiable ;
– Deuxièmement : Garantir la protection des civils de sorte qu’ils ne soient plus pris pour cible, conformément au droit international et au droit international humanitaire ;
– Troisièmement : Permettre l’acheminement fluide et en quantités suffisantes des aides humanitaires au profit des populations de Gaza ;
– Quatrièmement : Projeter une perspective politique pour la question palestinienne, de nature à relancer la solution à deux États.
La dernière escalade est la conséquence inéluctable de l’absence de tout horizon de règlement politique de la question palestinienne, alors même que cette perspective est la clé de la paix, de la stabilité et de la prospérité dans la région. Ainsi que Nous l’avons maintes fois réaffirmé, le règlement de cette question sur la base de la Solution à deux Etats, comme prévu dans les résolutions de la légalité internationale et du Conseil de sécurité, est la seule voie possible pour instaurer la paix juste et globale et assurer sécurité et dignité à tous les peuples de la région.
Elle est également le résultat de la multiplication méthodique de pratiques extrémistes israéliennes, d’initiatives unilatérales et d’actes de provocation récurrents à Al-Qods. Ces agissements ne peuvent que compromettre les efforts d’apaisement et saper les initiatives internationales visant à mettre fin aux tensions et à sortir du cercle vicieux de la violence.
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Les représailles militaires israéliennes dans la bande de Gaza ont mis en évidence de flagrantes violations des dispositions du droit international et du droit international humanitaire.
Par conséquent, Nous réaffirmons à cette occasion, Notre rejet et Notre condamnation de toutes les exactions commises, de la politique de punition collective, de déplacement forcé et de toute tentative visant à imposer un nouveau fait accompli. A cet égard, Nous réitérons que la bande de Gaza fait partie intégrante des territoires palestiniens et de l’Etat unifié de Palestine.
Par ailleurs, Nous insistons sur la nécessité de faire bénéficier les frères palestiniens dans la bande de Gaza des secours qui doivent leur parvenir en quantités suffisantes et sans entraves, de manière sûre et durable.
A cette fin, guidé par le principe de solidarité qui sous-tend Notre politique extérieure, Nous avons procédé à l’envoi d’aides humanitaires d’urgence au profit de la population dans la bande de Gaza : il constitue une contribution du Royaume du Maroc aux efforts de secours et d’assistance fournis par la communauté internationale.
Ces aides ont été acheminées, via le point de passage de Rafah, à destination des personnes affectées, tandis que d’importantes quantités de denrées alimentaires et de matériel médical ont été distribuées dans la Ville d’Al-Qods Acharif.
Excellences, Mesdames, Messieurs,
En dépit de cette situation sombre et de l’absence de perspectives d’un règlement du conflit au Moyen-Orient, Nous gardons bon espoir que les membres de la communauté internationale mutualisent leurs efforts pour relancer le processus de paix.
De fait, aujourd’hui comme toujours, Notre vision est que la paix est une option stratégique pour tous les peuples de la région. Elle est la seule voie qui puisse leur assurer sécurité et stabilité et les protéger contre la spirale de la violence et des tourments de la guerre.
La clef de cette paix, que nous appelons de nos vœux, réside dans la Solution à deux Etats : issue réaliste convenue par la communauté internationale et dont la concrétisation passe impérativement par le processus de négociations.
C’est l’occasion pour Nous de réitérer la position inébranlable du Maroc en faveur de la Cause palestinienne juste et de réaffirmer Notre soutien aux droits légitimes du peuple palestinien frère, liés à l’établissement de son Etat indépendant ayant Al-Qods orientale comme capitale.
En Notre qualité de Président du Comité Al-Qods qui relève de l’Organisation de la Coopération islamique, Nous insistons à nouveau sur la nécessité de préserver le cachet singulier de la Ville d’Al-Qods et de ne pas altérer son statut juridique, civilisationnel, historique et démographique, car elle constitue un haut-lieu spirituel de coexistence et d’entente entre les adeptes des trois religions monothéistes.
En conclusion, Nous saluons les efforts sincères que vous déployez pour que triomphe la Cause palestinienne juste.
Que Dieu guide vos pas et vous accorde plein succès dans votre entreprise.
Wassalamou alaykoum warahmatou Allah wabarakatouh».
Bogota, 28/11/2023 (MAP), Une nouvelle motion adoptée, mardi, par le Sénat colombien a apporté un appui sans équivoque à l’intégrité territoriale du Maroc et à sa souveraineté sur son Sahara, réitérant le rejet catégorique des «représentants légitimes du peuple colombien » à «la décision malavisée » du gouvernement actuel d’établir des relations avec la pseudo-rasd.
«En tant que Sénateurs et représentants légitimes du peuple colombien, nous rejetons profondément cette décision malavisée du gouvernement actuel, qui ne représente en rien la position des Colombiens à l’égard du Maroc, et nous réitérons notre position ferme de respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc», lit-on dans la motion adoptée par une écrasante majorité de 65 Sénateurs sur les 105 que compte la chambre haute du Congrès colombien.
La motion, qui a été entérinée par les Sénateurs issus de neuf partis politiques parmi les plus importants en Colombie, dont deux font partie de la coalition gouvernementale, a bénéficié de l’appui notamment du président du Congrès et du Sénat colombiens, M. Ivan Leónidas Name (Alliance Verte) ainsi que du président de la Commission des Relations Extérieures au Sénat, M. Lidio Garcia Turbay (Parti Libéral), les deux ayant souhaité adresser ainsi un message politique très fort au président Gustavo Petro.
Dans cette nouvelle motion, qui fait suite à celle adoptée en octobre 2022, les signataires affirment rejeter «catégoriquement l’établissement de ‘relations diplomatiques’ avec le mouvement séparatiste (polisario) et l’auto-proclamée ‘république arabe sahraouie démocratique’ et plus encore, la présence en Colombie de son prétendu ‘ambassadeur’».
«Nous regrettons que ce gouvernement ait fait, une fois de plus, la sourde oreille non seulement à notre Motion du 19 octobre 2022, signée par 63 Sénateurs, représentant neuf partis politiques, mais également à nos nombreux appels au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc», poursuit le texte de la motion.
Les signataires rappellent dans ce contexte que la Colombie entretient avec le Maroc «une amitié de près d’un demi-siècle et qu’il (le Royaume) est un allié stratégique et privilégié de la Colombie sur le continent africain et dans le monde arabe, compte tenu de son grand leadership et de sa reconnaissance à l’échelle régionale, continentale et mondiale».
Ils s’interrogent «comment des relations diplomatiques peuvent-elles être établies avec le mouvement séparatiste du «front polisario», si la Convention de Vienne de 1961 régissant les relations diplomatiques stipule clairement que de telles relations s’établissent entre des États souverains reconnus comme tels et que le mouvement séparatiste du «front polisario», comme nous le savons tous, ne possède pas les attributs minimaux d’un État, n’est pas reconnu par la grande majorité des pays, ni par l’Organisation des Nations Unies, et n’a pas de légitimité juridique, et encore moins de légitimité internationale ».
Rappelant les «principes cardinaux» de la diplomatie colombienne que sont le respect de la légalité internationale, la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays et le respect de la souveraineté territoriale de chacun d’entre eux », la motion déplore que ces fondamentaux essentiels ont été totalement transgressés par le gouvernement en place à Bogota.
«La position adoptée par ce gouvernement n’est pas de nature à favoriser le processus politique en cours à New York, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, de son Secrétaire Général et de son Envoyé Personnel pour le Sahara, M. Staffan de Mistura», font observer les signataires de la motion, qui considèrent en outre que «des relations saines ne peuvent être construites sur la base de positions idéologiques obsolètes, héritées de la guerre froide et encore moins, que ce genre de positions font de ce gouvernement un porte-drapeau du séparatisme ».
Les 65 signataires de la motion ont également «déploré la crise profonde que traversent nos relations diplomatiques, de coopération et d’amitié avec le Royaume du Maroc», notant que suite à cette position du gouvernement colombien, «la dynamique positive et proactive que nous entretenions avec ce pays ami s’est complètement arrêtée. Le Maroc a complètement suspendu la coopération, ainsi que tous les accords en cours, dans des secteurs aussi importants pour la Colombie, comme l’agriculture, les énergies renouvelables, le secteur portuaire, les chemins de fer et le tourisme, avec tous les préjudices que cela implique».
Et les Sénateurs colombiens d’insister : «nous considérons qu’il est du devoir du Président de la République de gérer les relations internationales avec responsabilité, respect et cohérence, or, dans ce cas, la position adoptée par ce gouvernement n’est pas conséquente avec nos intérêts en tant que pays et ne profite en rien aux Colombiens».
« Au contraire, note le texte de la motion, dans un contexte où la Colombie met en œuvre une politique de rapprochement avec l’Afrique, en vue de créer de nouvelles alliances de coopération, nous sommes profondément affectés par l’adoption de cette position vis-à-vis du Maroc, l’un de nos principaux partenaires dans cette région et le quatrième client de la Colombie en Afrique».
Les signataires reprochent au gouvernement actuel de chercher à «créer de supposées alliances» avec un mouvement séparatiste, qui «ne représente absolument rien pour la Colombie, ni pour le monde, et qui, de plus, soulève de sérieuses questions quant à ses liens avec des groupes terroristes», conclut le texte de la motion.
Cette nouvelle motion, qui bénéficie de l’appui d’une écrasante majorité des membres de la chambre Haute du Congrès, la plus importante de l’organe législatif en Colombie, vient confirmer, si besoin est, que la relation avec le Maroc n’est pas une question propre aux partis politiques d’opposition, mais elle constitue un sujet de consensus politique en Colombie.
En outre, par cet appui massif, la classe politique colombienne souhaite réitérer au gouvernement de Gustavo Petro que les relations avec le Maroc demeurent une question prioritaire et toujours d’actualité.
Les partis signataires de la motion sont le Parti Libéral et le Parti Alliance Verte (membres de la coalition gouvernementale), le Parti Conservateur ; le Parti de la U ; le Parti MIRA ; le Parti Alliance Sociale Indépendante et Parti En Marche (Indépendants) et enfin le Parti Centre Démocratique et Parti Changement Radical (Opposition).
La motion a été lue en séance plénière du Sénat par le sénateur German Alcides Blanco Alvarez, président du groupe d’amitié Colombie/Maroc au Sénat et président de la commission constitutionnelle, la plus importante du Congrès colombien.
Le texte de la motion sera envoyé au président Gustavo Petro et à son ministre des relations extérieures, Alvaro Leyva.