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Sénat : la pétition contre Modeste Bahati franchit le cap requis, vers une possible destitution
La pression monte au sein du Sénat. Une pétition initiée contre le deuxième vice-président de la Chambre haute du Parlement, Modeste Bahati Lukwebo, vient d’atteindre la barre de 28 signatures, dépassant largement le seuil requis de 22 signatures nécessaires pour que la démarche soit officiellement examinée.
Plusieurs sources parlementaires sont d'avis que cette initiative traduit un mécontentement croissant au sein de certains élus des élus qui remettent en cause la gestion et le leadership du deuxième vice-président du Sénat. Comme si la gestion et le leadership du président national de l'AFDC-A n'avaient rien d'irreprochable auparavant. Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de rage, dit un dicton célèbre.
Le dépassement du nombre minimal de signatures ouvre désormais la voie à l’introduction formelle de la pétition au bureau du Sénat.
À quelques jours seulement de la rentrée parlementaire de mars, cette affaire pourrait rapidement s’inviter au cœur des débats politiques à la Chambre haute du Parlement. Les initiateurs de la pétition ne comptent pas s’arrêter en si "bon chemin" : ils poursuivent la collecte de signatures afin de renforcer davantage leur position et d’exercer une pression politique accrue.
L’objectif affiché par certains sénateurs serait d’aboutir soit à la destitution de Modeste Bahati de son poste de deuxième vice-président, soit à sa démission volontaire afin d’apaiser les tensions au sein de l’institution. Destitution ou démission volontaire, le résultat recherché par les anti-propos de Bahati est le même : lui faire payer cher son courage d'avoir tenu des propos contraires à la volonté de la majorité parlementaire.
Cette initiative intervient dans un contexte politique particulièrement sensible à l’approche de la session parlementaire, où plusieurs dossiers institutionnels majeurs devraient être examinés et trouver des solutions appropriées.
Si la dynamique actuelle se poursuit, cette pétition pourrait ouvrir un nouvel épisode de turbulences politiques au sein du Sénat, mettant à l’épreuve les équilibres internes de l’institution.
Affaire à suivre.
César IPOKA