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Selon une étude du CFLEDD : Le renforcement des capacités, la sensibilisation du genre…sont nécessaires pour une représentation équitable
Le faible niveau d’éducation, l’analphabétisme, les normes sociaux culturelles… sont les différents obstacles, qui selon une étude initiée par la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD), à l’accession des femmes aux postes de décision. Résultats d’une étude menée dans la province de l’Equateur et du Sud-Ubangi.
C’est à travers le projet dénommé « plaidoyer pour l’implication de la femme dans les organes de prise de décision aux différentes activités des réformes engagées dans la province de l’Équateur et du Sud-Ubangi » que ces résultats ont été présenté, vendredi 15 mars dernier à Kinshasa.
Une occasion propice pour la Cfledd, en ce mois de mars, où le monde célèbre la femme, d’interpeller le gouvernement congolais à plus d’implication dans les problématiques des femmes pour un Congo paritaire. « Avec les résultats de cette étude nous voulons faire le lien avec le thème national de la Journée Internationale de la femme de cette année. Nous pensons, avec une feuille de route pour accompagner les structures qui travaillent avec les femmes, le gouvernement de la RDC à travers les différentes recommandations émises à l’issue de cette étude pour un Congo paritaire », a indiqué Chouchouna Losale, chargée de programme de la CFLEDD.
L’étude réalisée dans 4 des 6 territoires de la province de l’Equateur a mis en lumière que la plupart des femmes impliquées dans comités locaux de développement (CLD) sont confrontées à un faible niveau d’éducation, l’analphabétisme. Ce, qui entrave leur participation au processus de décision. Cette situation constitue un défi majeur pour l’avancement socio-économique des femmes.
Prise en compte des besoins et priorités des femmes
La participation des femmes dans les instances décisionnelles demeure limitée en raison de divers obstacles culturels, sociaux et politiques persistant. Et pourtant, l’implication des femmes dans la gouvernance des CLD revêt une importance capitale pour prendre en considération leurs besoins et priorités, favorisant ainsi la transparence, la responsabilisation de ces structures locales.
Des mesures telles que le renforcement des capacités, la sensibilisation à la question du genre, l’adaptation des structures et la mise en place de mécanisme de suivi et d’évaluation sont nécessaires pour garantir une représentation équitable. En promouvant une participation accrue des femmes.
Il s’agit dans ce projet, de procéder au renforcement de la participation qualitative et quantitative des femmes dans les cadres et structures décisionnelles, en valorisant leurs apports et connaissances pour favoriser les opportunités économiques garantissant ainsi le développement communautaire.
C’est dans ce contexte que le CFLEDD sur financement du Rainforest Norway a initié la présente étude. Fyfy Solange TANGAMU