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Route Mikondo-Nsele : des mesures urgentes s’imposent pour mettre terme aux accidents mortels
La nationale no 1, sur le tronçon Mikondo-Nsele, est devenu depuis quelques temps un véritable couloir de la mort, précisément au niveau de l’arrêt camp CETA. Il ne se passe pas un mois sans qu’on enregistre un accident grave avec plusieurs morts. Le tout récent date de la semaine dernière où un taxi-bus a percuté un véhicule remorque en pleine manœuvre à l’entrée du camp CETA. Le bilan a fait état de plusieurs morts et blessés graves.
C’est le énième drame enregistré à cet endroit. Aussi curieux que cela puisse être, les autorités concernées se contentent d’annoncer la triste nouvelle et dénombrer le décompte final, alors qu’il leur importe de prendre des mesures idoines pour mettre fin à cette succession d’accidents et sécuriser ce tronçon devenu très dangereux.
Au nombre des décisions à arrêter, la plus facile concerne le déploiement des éléments de la police spéciale de circulation routière (PCR) à cet arrêt. Nul n’est besoin ici de revenir sur l’indiscipline des chauffeurs kinois qui ne respectent pas les prescrits du code de la route.
Cette partie de la chaussée étant en très bon état, ces conducteurs roulent à très vive allure sans faire attention aux obstacles qui pourraient se dresser devant eux. Les conséquences qui adviennent sont catastrophiques.
D’aucuns se demandent pourquoi le commissariat de la PCR du coin, alors que les accidents ne font que se multiplier, ne se décide pas à prendre les taureaux par les cornes. Pourtant, dans d’autres arrêts de la Tshangu, c’est la pléthore d’agents.
«La motivation de ces affectations c’est le versement de la quote-part des prébendes récoltées auprès des chauffeurs. Le moment est venu de mettre à l’avant-plan la sécurité des usagers de la route et non les intérêts personnels», se plaint un taximan qui a requis l’anonymat.
Une autre disposition salvatrice consiste à ériger les dos d’âne pour contraindre les conducteurs à ralentir leur vitesse au niveau de ces obstacles. À divers endroits de la capitale, cette pratique est d’usage et les résultats sont satisfaisants.
En outre, les Kinois ne cessent de se demander pourquoi la production des robots conçus par l’ingénieure Kirongozi pour faciliter la réglementation de la circulation s’est arrêtée en si bon chemin ? Du côté de Tshangu, notamment sur le tronçon dont il est question ici, aucun feu de signalisation n’est perceptible. C’est un manquement grave qu’il faut absolument corriger.
La situation étant vraiment inquiétante, il importe d’accorder à cette question le bénéfice de l’urgence. Il ne sert à rien de verser des larmes de crocodile sur des morts qu’on peut très bien éviter. Vaut mieux prévenir que guérir, dit un vieil adage.
Muke MUKE