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537 jeunes entrepreneurs de la République démocratique du Congo ont reçu, samedi dernier à Kinshasa, les documents attestant la formalisation de leurs entreprises. C'était au cours d’une cérémonie…
RDC : 537 jeunes entrepreneurs reçoivent les documents de formalisation de leurs entreprises
537 jeunes entrepreneurs de la République démocratique du Congo ont reçu, samedi dernier à Kinshasa, les documents attestant la formalisation de leurs entreprises. C'était au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, au Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale(CCAPAC).
Lancée dans le cadre du programme « Debout, jeunes congolais », cette initiative est mise en œuvre par le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ). Elle vise notamment à donner une existence juridique aux entreprises des jeunes et à leur créer de meilleures conditions pour développer leurs activités.
La cérémonie a été ouverte par une scènette intitulée « Il faut que ça change ! », mettant en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes qui se lancent dans l’entrepreneuriat. Cette séquence a introduit les différents témoignages et interventions consacrés aux avancées enregistrées dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.
Avant le discours du chef de l’État, le directeur général du FSPEEJ, Joseph Mbuyi Mukendi, a projeté une vidéo de devoir de mémoire rappelant les engagements pris en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes et les actions entreprises depuis la mise en place du Fonds.
Pour cette deuxième cohorte, 537 entreprises ont été formalisées à Kinshasa, 129 dans le Haut-Katanga et 114 au Kasaï-Oriental, soit un total de 780 entreprises accompagnées dans cette phase. Avec les 347 entreprises formalisées lors de la première cohorte, le nombre total d’entreprises accompagnées depuis le lancement de l’initiative s’élève désormais à 1.127.
Pour le garant de la Nation Félix Tshisekedi, la formalisation est une étape importante dans la consolidation des activités des jeunes entrepreneurs.
« La formalisation donne à l’entreprise une identité juridique, renforce sa crédibilité et crée les conditions de son développement dans un environnement plus stable et mieux sécurisé », a déclaré le chef de l’État.
*Nécessité de poursuivre l’accompagnement après la remise des documents*
Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre l’accompagnement après la remise des documents, estimant que la formalisation ne doit ni exposer les jeunes à des tracasseries administratives ni constituer l’aboutissement du soutien public.
« La formalisation ne doit pas devenir une porte ouverte aux tracasseries administratives ou à une pression fiscale disproportionnée. Elle ne doit pas être l’aboutissement de l’accompagnement public. Elle doit en constituer le commencement », a-t-il martelé.
Le chef de l’État a également invité les bénéficiaires à faire fructifier cet accompagnement en consolidant leurs activités, en augmentant leur production et en créant, à leur tour, des emplois et des opportunités pour d’autres jeunes.
Le président de la République a ainsi appelé à faire du FSPEEJ un instrument davantage orienté vers la consolidation et la croissance des entreprises portées par les jeunes.
Du côté des bénéficiaires, l’expérience a été saluée comme une avancée à étendre à l’ensemble des provinces du pays. Les jeunes entrepreneurs ont notamment plaidé pour que le programme de formalisation soit déployé à plus grande échelle et bénéficie de moyens supplémentaires afongola d’accompagner davantage de porteurs de projets.
Dans son intervention, la ministre de la Jeunesse, Grâce Émie Kutino, a, pour sa part, appelé les jeunes bénéficiaires à faire preuve de responsabilité et d’engagement afin de transformer les documents reçus en véritables opportunités économiques.
Avec 1.127 entreprises déjà accompagnées à travers les deux cohortes, le programme veut poser les bases d’un entrepreneuriat des jeunes davantage structuré et intégré dans l’économie nationale.
Tricya MUSANSI