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A PROPOS DU CHANGEMENT OU REVISION DE LA CONSTITUTION EN RDC, Augustin Kabuya à Bahati : " Au nom de quel principe le régime de l'UDPS serait-il interdit de toucher à la Constitution ?"
Alors que le débat sur le changement ou la révision de la Constitution reprend de l'ampleur dans l'arène politique congolaise, l'UDPS a réaffirmé sa position : le parti présidentiel ne compte pas reculer.
S'exprimant devant les militants de son parti lors d'une matinée politique organisée le samedi 7 mars, Augustin Kabuya a clairement affiché la détermination de l'UDPS à envisager une modification de la loi fondamentale du pays.
Cette prise de position intervient quelques jours après la conférence de presse tenue par Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A, deuxième vice-président du Sénat et membre influent du présidium de l'Union sacrée de la nation, la plateforme politique qui soutient le président Félix Tshisekedi.
Contrairement à Bahati Lukwebo, qui estime que la RDC ne souffre pas d'un problème de textes mais plutôt d'un problème d'hommes chargés de les appliquer, Augustin Kabuya défend l'idée qu'une révision de la Constitution reste légitime.
"Nous allons toucher à cette Constitution. Mobutu Sese Seko l'a révisée 17 fois. Laurent?Désiré Kabila l'a modifiée trois fois et Joseph Kabila l'a également modifiée. Au nom de quel principe le régime de l'UDPS serait-il interdit de toucher à la Constitution ?", a-t-il déclaré.
Cette question sensible, qui divise déjà la classe politique et suscite des positions divergentes au sein même de la majorité, pourrait animer davantage les débats dans les prochains jours.
Entre partisans de la réforme et défenseurs du statu quo, le débat s'annonce intense. Pendant ce temps, l'opinion publique observe attentivement l'évolution de ce dossier qui pourrait marquer un tournant dans la vie politique du pays.
César Ipoka