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PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION : Firmin Mvonde interdit aux candidats sanctionnés par la Ceni de quitter le pays
Le Procureur général près la Cour de cassation vient de prendre deux premières mesures drastiques contre les 82 candidats aux législatives nationales et provinciales, accusés de fraude et de corruption et invalidés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La première mesure est la correspondance que Firmin Mvonde Mambu a adressée à la Direction générale des migrations (DGM) pour interdire la sortie du territoire national aux personnes concernées par la décision de la Centrale électorale, dans son communiqué de presse n°002 du 05 janvier 2024.
La deuxième correspondance, confidentielle, adressée à la Ceni, concerne la transmission de tous les rapports qui ont prévalu à l’invalidation des candidats incriminés par ces faits. Une fois en possession de tous ces rapports, le représentant du ministère public, en l’occurrence le Procureur général près la Cour de cassation, sera en mesure d’entreprendre les investigations sur les faits répressifs qui découleraient de ces rapports.
Vingt-quatre heures plus tôt, Firmin Mvonde Mambu a annoncé les couleurs concernant ces deux mesures drastiques. En effet, il a prévenu que « les prochaines 24 heures » étaient « décisives et déterminantes ». Une annonce qui avait tout d’une menace ou d’une mise en garde contre des personnes qui prennent la liberté de promouvoir les antivaleurs.
ATTEINDRE LES AFFAIRES DE L’ETAT PAR DES VOIES ILLICITES
Homme de loi très rigoureux, Firmin Mvonde a tenu sa parole en passant de celle-ci à l’acte consistant à prendre ses deux mesures contre ceux qui étaient tentés d’arriver aux affaires de l’Etat par des voies illicites.
En effet, des candidats aux législatives nationales et provinciales, du reste, ministres, gouverneurs, vice-gouverneurs, députés, sénateurs en fonction pour quelques-uns, d’entre eux sont impliqués dans des cas notamment de fraude, de corruption, d’intimidation des électeurs, d’incitation à la violence envers les agents électoraux et actes de vandalisme de matériel électoral, de détention illégale de DEV et utilisation de service de l’Etat, d’incendie du bâtiment Ceni, de bourrage d’urne…
Il importe de noter que l’enquête administrative et l’enquête judiciaire peuvent aller de pair, tout en étant indépendante l’une vis-à-vis de l’autre. Et que les conclusions de l’enquête administrative peuvent ou ne pas être constitutive d’une infraction, a précisé le Procureur général près la Cour de cassation.
TOUJOURS DES DOSSIERS SOUS LA MAIN
Par ailleurs, d’autres mesures sont annoncées dans les jours à venir. Firmin Mvonde Mambu tient à mettre fin aux antivaleurs et à la République des intouchables. Le principe sacro-saint selon lequel « Nul n’est au-dessus de la loi », qui guide les faits et gestes du représentant du ministère public chaque jour n’est donc pas un simple slogan, soulignent des sources proches du Parquet général près la Cour de cassation.
Dès lors que, dans son communiqué de presse n°002 du 05 janvier courant, la Centrale électorale a annoncé que sa Commission ad hoc continuait « à enregistrer les dénonciations en rapport avec les cas de vandalisme, de détention illégale des dispositifs électroniques de vote (DEV) ainsi que de violences perpétrées sur les électeurs et le personnel de la Ceni », le Parquet général près la Cour de cassation aura toujours de la matière et des dossiers sous la main. Kléber KUNGU