Dernière minute
Société
Oyo ako vivre na conquerence etali ye". Cette phrase en lingala se traduit littéralement en français par "Celui qui vivra dans la concurrence, cela le regarde". Remettons d'abord de l'ordre dans cette phrase qui sonne comme un avertissement que son auteur anonyme a adressé à n'importe qui aurait…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les États-Unis ont réaffirmé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies leur détermination à faire appliquer les Accords de Washington et à poursuivre en justice les acteurs qui compromettent…
Étranger
Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
Nation
À l'occasion de la Journée mondiale de la prévention de la noyade, la Fédération congolaise de sauvetage et secourisme aquatique (FCSSA) a organisé une importante journée de sensibilisation,…
Procès coup d’Etat manqué : Le ministère public demande le rejet des exceptions soulevées par la défense
Il s’est tenu hier mardi 18 juin devant le tribunal militaire de Kinshasa siégeant à la prison de Ndolo, une nouvelle audience dans le procès des personnes inculpées dans la tentative de coup d’Etat, survenue le 19 mai dernier. L’occasion pour le ministère public de répliquer aux exceptions soulevées lors de la précédente audience le 14 juin par la défense. Cette dernière plaidait notamment pour l’incompétence de la juridiction militaire, la nullité des procès-verbaux ou encore la mise en liberté provisoire de certains prévenus.
Se fondant sur le code judiciaire militaire, l’organe de la loi a réfuté ces arguments un à un, estimant que le tribunal était bien compétent au regard des chefs d’inculpation retenus dont le terrorisme, l’attentat, la détention illégale d’armes et munitions de guerre. D’après le ministère public, les procédures avaient été menées de façon régulière.
Particulièrement notable est le cas de l’accusé américain Zalman-Polun, que la défense estimait ne pas avoir eu de traduction adéquate. Le ministère public a riposté en affirmant que,ce dernier avait comparu en anglais, avec une traduction en français, fournie par un Officier de police judiciaire. Aux dires de Marcel Malanga, il a rappelé qu’il était poursuivi pour détention illégale d’armes en vertu de l’article 203 du code pénal militaire.
Le cas de Jean-Jacques Wondo
La défense avait plaidé en faveur de la mise en liberté provisoire des prévenus, dont Jean-Jacques Wondo. Pour sa part, le ministère public a répliqué que Wondo était poursuivi pour financement du terrorisme et attentat. Aussi qu’il était affilié à un mouvement armé en tant que fournisseur des moyens. Par conséquent, le ministère public a demandé le rejet de cette demande de liberté provisoire.
Un point supplémentaire a été soulevé. La réquisition à un médecin pour les prévenus se disant malades et torturés ne peut être faite dans un mémoire unique, a estimé le ministère public, préconisant plutôt le dépôt d’une requête individuelle.
À l’issue des plaidoiries, le tribunal a mis sa décision en délibéré. Il rendra son jugement avant-dire droit le 25 juin prochain sur la recevabilité des exceptions et la poursuite du procès. Celui-ci vise à établir les responsabilités dans cette tentative ratée de coup de force militaire.
Christian-Timothée MAMPUYA