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Présidentielle 2023 : Muzito ne ralliera pas un autre candidat président
*L’initiateur de Nouvel Elan entend connaitre son poids politique d’abord avant d’envisager les alliances.
Sa décision est prise. Adolphe Muzito ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Bien au contraire, le candidat président n°24 ira jusqu’au bout de la bataille électorale.
Le Premier ministre honoraire l’a dit à haute et intelligible voix hier mardi 5 décembre à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï où il est arrivé dimanche 4 décembre dans le cadre de sa campagne électorale.
Alors que jusqu’ici quatre candidats président, à savoir, Matata Ponyo, Seth Kikuni, Franck Diongo et Delly Sessanga ont rallié Moïse Katumbi, Adolphe Muzito n’envisage même pas une telle éventualité.
« Je ne me rapprocherai d’aucun candidat président. Par contre, après les scrutins, je connaîtrai ma taille politique au niveau des députés et au niveau des élections « , a-t-il juré.
Droit dans ses bottes, l’initiateur de la formation politique Nouvel Elan laisse entendre que si alliance il y a, elle ne se ferait qu’après les élections du 20 décembre courant quand chacun connaîtra son poids politique.

« Des alliances seront possibles, parce qu’après élections, celui qui sera élu aura besoin de faire des alliances avec un candidat avec qu’il était en compétition. Celui qui sera élu n’aura pas 40% de la majorité au niveau de l’Assemblée nationale. Cependant, il sera obligé d’élargir et de signer des alliances avec ceux qui ont une majorité parlementaire« , a expliqué Adolphe Muzito.
Tout porterait à croire que l’ancien Premier ministre serait ouvert à faire partie de la future majorité parlementaire. Reste à savoir s’il acceptera de coaliser avec n’importe lequel des candidats qui sera élu à la tête du pays.
En attendant, Muzito joue à fond le jeu, il continue à battre sa propre campagne électorale et compte sur les suffrages de ses compatriotes pour un bail au Palais de la Nation.
Le dimanche 3 décembre, Delly Sesanga s’était désisté en faveur de Moïse Katumbi. Bien avant lui, Matata Ponyo, Seth Kikuni et Franck Diongo avaient rallié l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga. Didier KEBONGO