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Poursuite de la grève dU personnel de santé non médecin : Le silence du gouvernement inquiète la population
Depuis plus d’un mois, le personnel de santé non médecin et les administratifs des hôpitaux et autres centres médicaux publics sont entrés en grève pour réclamer leurs primes de risque et la mécanisation de plusieurs d’entre eux qui sont encore impayés. Les pourparlers amorcés entre le banc syndical de cette catégorie d’agents de l’Etat et le gouvernement se sont arrêtés net, sans aucune perspective de solution. Le silence du gouvernement face à cette situation commence à inquiéter la population et soulève plusieurs interrogations. Dans les hôpitaux publics de l’Etat, les malades ne sont plus pris en charge totalement, car les médecins ne peuvent pas prester seuls sans le concours de ces auxiliaires dont le rôle et l’apport dans le travail quotidien ne sont plus à démontrer.
A l’hôpital général de référence de Kinshasa, ex Mama Yemo, le service minimum instauré par le personnel non médecin ne suffit pas pour faire fonctionner correctement tous les pavillons où sont internés certains malades. Il va sans doute que cette gronde des auxiliaires des médecins a des conséquences directes sur le taux de mortalité élevé enregistré ces derniers temps. D’aucuns ne cessent de s’interroger sur le silence du gouvernement qui a la lourde et délicate charge des soins de santé de ses administrés. Aucun conseil des ministres de ces dernières semaines n’a inscrit à son ordre du jour cette question. Pour les grévistes, cette attitude de ceux qui gèrent au quotidien la res publica n’est que mépris et manque de considération envers eux, alors que les services qu’ils rendent au pays est plus que précieux.
En outre, le personnel non médecin constitue un grand monde dans l’électorat congolais. A quelque 50 jours près de la date fatidique de la tenue des élections, pourquoi le gouvernement estampillé Union sacrée de la nation (USN), peut-il prendre un si gros risque de se mettre sur le dos un si grand électorat ? C’est sans doute un point faible que les candidats de l’opposition vont exploiter pour ternir le bilan mi-figue mi-raisin de l’équipe gouvernementale en place, encore que sur le plan socio-économique le tableau est sombre. En plus, s’il faut jeter un regard sur les poches noires enregistrées à Kinshasa ces derniers temps, le manque d’eau dans plusieurs coins de la capitale, les jeunes voyous appelés Kuluna qui se mettent davantage en vedette, l’insalubrité grandissante due à la venue des pluies et la détérioration de la voirie urbaine, les chances de rempiler du candidat de l’USN à la présidentielle ne font que s’amenuiser.
Face à ce risque d’une descente aux enfers quoique tout soit mis en place pour une victoire, l’heure est venue pour les »Unionistes » de se ressaisir et de changer de fusil d’épaule, en commençant prioritairement par les élus de la Chambre basse du Parlement. En tant qu’autorité budgétaire, ils ont l’obligation d’interpeller les ministres des Finances et du Budget pour qu’ils viennent justifier devant la représentation nationale le motif de cette situation de non-paiement du personnel non médecin, alors qu’ils sont opérationnels dans les hôpitaux. Le fait de laisser cette situation pourrir frise la complicité avec le gouvernement, oubliant qu’étant bras séculier des gouvernants, ils vont payer le pot cassé par ces derniers.
A contempler les images qui circulent sur les réseaux sociaux où l’on voit certains députés nationaux en fonction être humiliés par la population pour non tenue des promesses électorales de 2018, nous présageons une rude épreuve pour ces candidats à leur propre succession à l’hémicycle du Palais du peuple. A entendre les propos de certains électeurs déçus qui attendent de pieds fermes ceux à qui ils ont donné leurs voix en 2018, le risque de connaître une véritable gifle apparaît au grand jour pour ceux-là qui ont tourné le dos à leurs électeurs.
Rien n’est jamais tard dans la vie. Les députés nationaux sont en pleine session parlementaire consacrée essentiellement au vote du budget. Ils peuvent rectifier le tir en résolvant cette question de la gronde du personnel de santé non médecin. S’il y a des députés de l’USN qui ont des oreilles pour entendre qu’ils entendent, et salut à eux. Muke MUKE