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Pékin: la mobilité du futur est déjà là, des mini-bus sans conducteur
L’avenir de la mobilité se dévoile devant nos yeux. Ici, dans la capitale chinoise, les véhicules autonomes ne sont plus des concepts futuristes : ils circulent réellement, transportant chaque jour des passagers sans conducteur. À bord d’un mini-bus intelligent, le lundi 29 septembre, nous avons testé cette innovation inédite, entre curiosité et émerveillement, c’était le linfk.
La veille, les journalistes participants du programme CIPCC (Centre de Communication de Presse internationale de Chine) ont visité le siège de Pony.ai, entreprise pionnière dans la conduite autonome. Ce là, excitation et curiosité se mêlaient dans l’air avant d’embarquer. À l’intérieur du mini-bus, chose étonnante point de volant ni de cabine de conducteur. Seul un tableau de bord qui affichait le niveau de recharge et servait de caméra.
«C’est incroyable !»
Après avoir attaché leurs ceintures, les passagers voient les portes se refermer d’elles-mêmes et le véhicule prendre lentement son élan. «C’est incroyable !», s’exclame Isidore Gozo, confrère béninois, captivé par le tableau de bord lumineux. «On se croirait vraiment dans un monde futuriste», renchérit une journaliste, émerveillée par cette technologie novatrice.
Sur le trajet, le mini-bus respecte scrupuleusement toutes les règles de circulation. Il freine devant un piéton distrait, change de voie avec fluidité et même klaxonne si c’est nécessaire. «J’ai été surpris quand le véhicule a averti des piétons qui traversaient maladroitement», raconte un participant, admiratif de la précision et de la sécurité du système.
PONY. AI, LE FABRICANT
À l’arrivée, c’est dans l’usine de Pony.ai que se dévoile le secret de cette technologie. Contrairement à un constructeur traditionnel, Pony.ai ne produit pas directement de véhicules en série. L’entreprise développe des systèmes de conduite autonome de niveau 4 combinant LiDAR, caméras, radars et intelligence artificielle qu’elle intègre dans des véhicules fabriqués par ses partenaires tels que Toyota, FAW, GAC ou Sany pour les camions. Ces alliances permettent un déploiement rapide de la technologie sans passer par la production massive.
Fondée en 2016 par James Peng et Lou Tiancheng, Pony.ai a désormais une présence internationale avec des tests aux États-Unis et un déploiement de robotaxis dans plusieurs villes chinoises comme Pékin, Guangzhou et Shanghai. En Chine, l’entreprise figure parmi les rares autorisées à exploiter commercialement des taxis autonomes dans des zones géo-restreintes.
À la fin du trajet, la portière s’ouvre automatiquement pour laisser descendre les passagers avant de se refermer et de stationner seule en bordure de route. Aucun geste humain n’est nécessaire. Le spectacle est fascinant : des voitures personnelles, des taxis et même des camions électriques guidés par IA circulent partout, en Chine et, comme quoi, bienvenu dans le futur.
Christian-Timothée MAMPUYA depuis Pékin