Dernière minute
Société
Le gouvernement congolais entend éviter la disparition de la presse écrite et envisage de relancer les mesures d'accompagnement promises depuis les États généraux de la Communication et des Médias. Le ministre Patrick Muyaya l'a réaffirmé mardi 25 août à Kinshasa, lors d'une audience accordée à…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Gouvernement hausse le ton face aux membres du corps académique soupçonnés de soutenir la rébellion. La ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des…
Étranger
Festival du film africain de Cologne (AFFK) place la guérison au cœur de sa 23e édition, prévue du 17 au 27 septembre. À travers le documentaire, la mémoire et les récits de résistance, trois…
Nation
La tension reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (Miba), à quelques jours de l'arrivée du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à Mbuji-Mayi.
Jean Mayamba Kalombo,…
Patrick Muyaya: »L’autonomisation de la gent féminine est une dynamique de transformation »
Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya, a lancé hier mercredi 9 mars à Kinshasa, la 3ème édition de la Foire des Femmes de Médias. Placée sous le thème : «la promotion de l’égalité des sexes, de l’autonomisation de la femme et du développement durable: un engagement pour la femme de média», cette foire se tient au Collège Boboto, à Kinshasa.
D’après le ministre de la Communication et Médias, ce thème, qui aborde à la fois la question de l’autonomisation de la femme et celle du développement durable, séduit profondément en ce que « loin de mettre la femme des médias dans une posture de cagnardise, il met un focus sur son apport sur des axes importants de la gouvernance politique et du développement économique de notre pays« .
Aux dires de Patrick Muyaya, « l’autonomisation de la femme est une dynamique de transformation à travers laquelle la femme, un des deux piliers de la société avec l’homme, est libérée de différents obstacles qui la maintiennent dans des conditions d’inégalités et de dépendance« .
« Cela passe notamment par l’accès, pour elle, aux ressources nécessaires à ses besoins et au développement de son potentiel ; un développement personnel qui lui donne les capacités de décider sur son être et sur son avenir ; et afin, l’émergence d’un environnement social favorable qui lui permette de prospérer« , a indiqué le ministre de la Communication et Médias.
Un panel d’échanges
La Présidente de l’Association des femmes Journalistes de la Presse-écrite (Acopefe), Grâce Ngyke Kangundu, a fait savoir que « la foire des femmes des médias est une activité organisée à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de droit des femmes également appelée journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars à travers le monde« .
« C’est pourquoi elle réunit, non seulement les professionnels des médias, les organisations de défense des promotions de la liberté de la presse, le droit des femmes dans les médias, mais aussi des institutions publiques », fait-elle remarquer.
Pour Grâce Ngyke, les deux dernières éditions de la foire des femmes de médias 2020 et 2021, avaient institué une véritable plate-forme d’échanges, de discussions et de partage portant sur le leadership féminin dans les médias, l’amélioration de la qualité du contenu médiatique ainsi que la promotion des compétences des femmes évoluant dans l’espace médiatique congolais, à travers le panel organisé à cet effet.
Promouvoir le leadership féminin
« Cette dynamique, malgré le contexte sanitaire exceptionnel, a eu à fédérer les femmes journalistes de divers médias congolais, qui, à l’occasion, ont ouvert de stand d’expositions qui leur ont permis d’interagir avec les visiteurs de la foire. Aussi, elle a permis à ces professionnelles de la communication, de parler de leur véritable rôle des vecteurs d’information dans la sphere médiatique congolaise et étrangère« , a souligné Grâce Ngyke.
D’après elle, le thème retenu pour cette 3ème édition de la foire des femmes des médias s’inscrit dans la suite logique du leadership féminin, impulsé par les autorités publiques de la RDC, dans le souci de parité homme-femme et la promotion de l’autonomisation de la femme et le développement durable. Un engagement dûment pour la femme des médias.
« Dans un sens plus large, note Ngyke, ces assises visent, non seulement à promouvoir l’egalité de sexe, mais surtout à contribuer à l’inclusion sociale et à l’égalité de chance des femmes des médias dans la profession ».
« Chères consoeurs ici présentes, cette 3ème édition de la foire est une occasion d’échanges, de partage d’expériences avec les différentes parties prenantes sur le rôle de la femme professionnelle des médias. Elle constitue, en outre, une réponse à la lutte contre le changement climatique et le leadership féminin dans l’égalité des sexes en milieu médiatique congolais« , a déclaré Mme Ngyke.
« De ce qui précède, nous sommes consciente du rôle important que nous sommes tenues à jouer, comptant sur le dynamisme de chacune, afin d’avoir des contenus mediatiques de qualité, en vue de l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques produits par les femmes dirigeantes, les rédactions et les animatrices de débat médiatique identifié« , conclut-elle.
Initiative conjointe de l’association congolaise des femmes de la presse écrite (Acofepe) et de l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem), la Foire des Femmes des médias est organisée dans le cadre du programme Media sector dévelopment activity (msda), financé par l’USAID et les coopérations suédoise et suisse. Tricya MUSANSI