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Obsèques de l’Imam Moussa Rachid : Denis Kadima « salue la mémoire d’un homme de foi, épris de paix »
Lors des obsèques de l’Imam Moussa Rachid, président de la Commission d’intégrité et de médiation électorale (Cime), hier mardi 2 juillet, à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire, à Kinshasa, les différentes personnalités qui y ont pris part n’ont pas tari d’hommages éloquents. C’est le cas de Denis Kadima Kazadi, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Celui-ci a salué « la mémoire d’un homme de foi, humble et épris de paix ».
« Je salue la mémoire de cet homme de foi, humble et épris de paix dont le souvenir perdurera dans les esprits à travers l’héritage qu’il a légué à la postérité. Un des artisans importants, aux côtés de feu l’abbé Apollinaire Malumalu, de la matérialisation de la Commission d’intégrité et de médiation électorale« , a déclaré Denis Kadima Kazadi, tout ému.
Le numéro un de la Centrale électorale a témoigné sa compassion avant la levée du corps, à en croire un communiqué de la Cellule de communication de cette institution d’appui à la démocratie.
SENS ELEVE DU DEVOIR
«En ces moments difficiles, dit-il, je tenais premièrement à exprimer toute ma compassion et mon soutien à sa famille et à sa communauté. L’Imam Moussa Rachid, que j’appelais affectueusement « Ndugu » (frère), était une personne exceptionnelle dont la bienveillance et l’ouverture d’esprit ont marqué toutes les personnes qui ont eu la chance de le connaître».
Il m’écrivait dans un swahili parfait et moi je répondais en français, parce que je n’avais pas les capacités d’écrire un si meilleur swahili que le sien. Il a été un des artisans importants, aux côtés de feu Monsieur l’abbé Apollinaire Malumalu, de la matérialisation de la Commission d’intégrité et de médiation électorale« , a témoigné Denis Kadima.
Dans la foulée de son hommage au défunt, il a mis en exergue son sens élevé du devoir et les circonstances de son rapprochement avec le pilier de cette institution.
« Notre chemin a croisé celui de l’Imam Moussa à la création de la Cime, dont il était fondateur avec d’autres religieux du pays», a enchaîné le Président de la Ceni. Voyant toujours les choses en grand dans sa mission de médiateur et d’acteur au service des élections apaisées dans notre pays, l’Imam a cheminé avec nous dans les programmes de renforcement des capacités qu’il a suivis avec simplicité et une assiduité rare pour un leader de son rang. Là où beaucoup cherchent les raccourcis et la facilité, l’Imam a compris que seule la patience et le travail élèvent« .
L’IMAM LAISSE UN GRAND VIDE
Et de renchérir avec beaucoup d’émotion : « J‘ai été régulièrement en contact avec lui et il m’a appris à apprécier la religion musulmane à sa juste valeur« , a déclaré Denis Kadima. Je connaissais l’Islam de loin mais avec lui j’ai pu apprécier de près les valeurs qui guident cette religion. En nous quittant maintenant, l’Imam laisse un grand vide dans notre travail et dans nos cœurs. Qu’Allah que l’Imam a servi toute sa vie avec ferveur l’accepte dans son royaume et apporte réconfort à ses proches et sa communauté« .
La cérémonie funèbre terminée, le cortège a quitté la morgue du Cinquantenaire pour transiter par la mosquée de Citas, dans la commune de Barumbu, avant l’inhumation du corps de l’imam Moussa Rachid au cimetière de Kintambo.
Le Président de la Commission électorale nationale Indépendante, Denis Kadima Kazadi, accompagné du 2ème vice-président, Didi Manara Linga et quelques membres de la Plénière, a assisté à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire aux funérailles de l’Imam Moussa Rachid, décédé le 30 juin 2024.
Une cérémonie funèbre à laquelle prenaient également part des personnalités politiques et des représentants des confessions religieuses aux côtés des membres de la communauté islamique.
Kléber KUNGU