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N’Djili : des habitants réclament la construction des dos-d’âne sur la route CECOMAF
Depuis qu’une partie de la route CECOMAF, dans la commune de N’Djili, a été réhabilitée, le trafic a repris sur cette voie à la grande satisfaction des usagers. Cependant, les conducteurs de gros camions, des taxis, taxis-bus et bus et les motards y roulent à tombeau ouvert. Les passants, particulièrement des élèves qui empruntent de cette voie, sont quotidiennement exposés au risque d’accident.
Pour renforcer la sécurité routière sur cet axe, les habitants des quartiers environnants demandent la construction des « dos-d’âne« . Ce qui obligerait les automobilistes à ralentir à l’approche des écoles et autres endroits plus fréquentés.
« Mieux vaut prévenir que guérir« , dit-on. Cet adage a valeur pour la sécurité des usagers de la route CECOMAF à N’djili en ce moment où cette artère est de nouveau praticable, dans son tronçon compris entre l’entrée quartier 1 jusqu’à la boucle Boki. Le pire n’est pas encore arrivé.
Mais, plus d’une fois, on entend des gens s’écrier lorsqu’un conducteur de voiture ou un motard s’arrête brusquement en faisant crisser les pneus craignant un accident.
Le cas le plus frappant est celui de l’Institut Biochimie de N’Djili, situé le long de cette route au niveau du quartier 7. Des élèves prennent le risque en traversant au quotidien cette chaussée. Une vendeuse des pains assiste chaque jour aux événements qui se produisent sur cette voie devant l’école.
« Les chauffeurs roulent à vive allure sur cette voie depuis qu’elle a été réfectionnée et ouverte au public. Ils font fi de la présence de petits enfants qui fréquentent cet établissement. En tant que parent, chaque matin, j’aide ceux qui ne sont pas accompagnés à franchir l’autre côté de la route. A la sortie de l’école, ceux qui n’ont pas pu traverser avec les autres, avec l’assistance du directeur, m’appellent pour les secourir« , révèle maman Bébé.
« Mon fils étudie en 2ème année primaire à l’école primaire Mawanga. Un jour, il a échappé de justesse à un accident d’une moto en voulant traverser la route. Il s’en est sorti avec des égratignures à la jambe et au bras. Le motard a pris fuite sans aucun procès« , affirme un parent d’un élève.
Des véhicules qui sont également garés devant des écoles sont aussi un obstacle pour des passants, parce qu’ils ne voient pas de bout en bout. Même si leur évacuation a déjà commencé à N’Djili dans le cadre de l’opération d’assainissement de la ville, ils sont encore visibles le long de la route.
Le Code de la route est vraiment bafoué. Même des gros camions qui transportent du sable et la caillasse roulent à tombeau ouvert dans un périmètre d’une école. Face au mauvais comportement des conducteurs, il est temps que les autorités compétentes prennent des dispositions.
Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, avait donné le coup d’envoi des travaux de réhabilitation et de modernisation de la route CECOMAF, sur ses 15 premiers kilomètres, le 29 janvier 2022.
La route CECOMAF est d’une importance capitale dans la mesure où elle constitue le passage obligé des produits maraîchers et autres de première nécessité pour le ravitaillement de Kinshasa. Dina BUHAKE