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Même refrain depuis … 1998
Devrions-nous applaudir le Président Macron lorsqu’il répète ce que tous ses prédécesseurs ont dit et redit à propos de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC ? Ce refrain, qui est du reste repris en chœur et récité par cœur par tous les chefs d’Etat occidentaux, est aussi vieux que la guerre d’agression et de rapine assortie d’une kyrielle de rébellions-business contre la RDC. Cela fait donc un quart de siècle que les Congolais entendent la même chanson. Seuls changent, au fil des ans, les interprètes. Et, évolution technologique oblige, l’instrumentation.
Moralité, pour sympathiques qu’ils soient les propos de l’actuel numéro un français rentrent dans la catégorie de « du déjà entendu« . De « puissants » de ce monde, les Congolais attendent au minimum d’une part qu’ils mettent en cohérence les paroles et les actes et d’autre part qu’ils renoncent au « deux poids, deux mesures« .
On ne peut pas marteler matin, midi et soir que l’intégrité et la souveraineté de la RDC ne sont pas négociables et fermer les yeux sur le Rwanda-pas seulement- qui s’assoit justement sur le droit international en occupant des localités d’un Etat…souverain !
C’est justement ce hiatus entre le discours et la réalité sur fond du respect des principes et valeurs à plusieurs vitesses qui fait que les Congolais croient de moins en moins en la Communauté internationale. Ou, plus exactement dans les pays et organisations qui en tiennent lieu. Et dont le concentré en terre rd congolaise est cette MONUSCO qui depuis sa devancière MONUC assiste à la mise en coupe réglée de l’Est rd congolais notamment par les armées rwandaise, ougandaise et leurs supplétifs congolais respectifs.
Question à un franc symbolique : le « nouveau Macron » partenaire et non paternaliste va-t-il faire ce qu’il dit à propos de la RDC ? Y aura-t-il un service après-vente de son discours d’hier à l’Elysée ? Ou s’agit-il encore de ces propos de circonstance destinés à « déminer » le terrain rd congolais en prévision de son passage à Kinshasa ? La réponse ne saurait tarder.
Dans tous les cas, les péripéties de cette longue guerre d’agression ont appris jusqu’au dernier des Congolais ce qu’on attribue au plus illustre de Présidents français et fondateur de la Vème république le Général de Gaulle. A savoir que « les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts« .
Comme quoi, dans cette épreuve interminable ; les seuls vrais amis de la RDC, ce sont les Congolais eux-mêmes. José NAWEJ