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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Mbuji-Mayi : Les viols sur mineures en hausse !
La société civile de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) dénonce une hausse inquiétante des cas de viols sur mineures au chef-lieu du Kasaï Oriental. Ces violences sont directement liées, selon les activistes, à la défaillance des services publics, notamment l'accès à l'eau potable.
Le dernier incident remonte au lundi 1er décembre 2025, impliquant une jeune fille de la commune de Muya. Elle a été agressée alors qu'elle se rendait à la rivière Lukelenge pour puiser de l'eau afin de préparer le repas de sa mère, internée dans une maternité.
Selon Vitaline Mbuyi Kongolo, membre de la société civile contactée par Forum des As hier mercredi, la victime est tombée sur deux hommes d'une trentaine d'années qui auraient bloqué le passage dans un endroit isolé. Les deux suspects ont pris la fuite après avoir été surpris par des passants.
La société civile établit un lien de cause à effet entre l'insécurité des jeunes filles et la défaillance de la société de distribution d'eau.
"L'eau ne coulerait plus à la pompe depuis près d'un mois, obligeant les habitants à s'approvisionner dans les rivières. Ce déplacement vers des lieux isolés et peu surveillés, comme la rivière Lukelenge, expose les femmes et les jeunes filles à des risques sécuritaires extrêmes", a déploré Mbuyi.
Un cas similaire impliquant une mineure de 14 ans avait été signalé précédemment, bien que l'auteur ait pu être appréhendé grâce à la vigilance du voisinage.
Face à cette situation dramatique, la société civile lance un double appel urgent aux autorités notamment : elle demande de remettre en service les pompes de la Regideso pour éviter que les populations ne soient contraintes de se rendre dans des zones dangereuses; et augmenter les mesures de sécurité pour protéger les jeunes filles et les femmes particulièrement exposées sur les axes d'approvisionnement.
MULUMBA