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Masina-Pascal : "Les Kulunas" imposent leur régime de terreur au Quartier 2
Dans la commune de Masina, des "kulunas" - brigands opérant à l'aide d'armes blanches - sèment la terreur au Quartier 2 dit "Pascal". Dès 20 heures en effet, la vie s'arrête, les rues se vident, l'angoisse s'installe... Reportage.
L'insécurité est devenue, pour les habitants de "Masina Pascal", une réalité quotidienne qui ne laisse plus de place à la quiétude. Ce qui devrait être une soirée ordinaire se transforme en une épreuve de survie.
À la tombée du jour, le quartier bascule dans une zone de non-droit où les "Kulunas" imposent leur régime de terreur, armés de machettes.
A la merci de la psychose
Le constat est sans appel: cette psychose paralyse toute vie sociale. "Franchement, la situation est grave. Même pour appeler mon père, je n'ose plus sortir mon téléphone. À partir de 20h00, on ne circule plus, car ces inciviques rôdent avec des machettes et dépouillent tout passant", nous confie, sous frayeur, un jeune riverain, encore marqué par les récentes agressions.
Téléphones portables, sacs à main, perruques, argent liquide, rien n'échappe à la convoitise de ces bandits qui ciblent en priorité les femmes, les élèves, les étudiants et les motards.
La violence, elle, ne se limite plus au vol. Plusieurs cas de blessures graves ont été signalés ces dernières semaines, marquant durablement les esprits.
Soumis au couvre-feu
Cette insécurité a des répercussions brutales sur le tissu économique de proximité. Les petits commerces, poumons du quartier, sont contraints de se murer très tôt. Terrasses et boutiques baissent leurs rideaux avant 19h30, désertant ainsi l'espace public, par crainte de représailles.
"On ne vit plus normalement. On marche avec la peur au ventre. Si ces brigands te voient avec un téléphone, ils peuvent te suivre jusqu'au seuil de ta maison", déplore une habitante rencontrée près d'un arrêt de bus.
La police appelée à la rescousse
Face à cette emprise du banditisme, la population du quartier 2 Pascal ne se résigne pas. Des voix audacieuses lancent un cri d'alarme pressant à l'endroit des autorités urbaines, de la police et des services de sécurité.
Les habitants exigent, sans détour, un renforcement immédiat des patrouilles nocturnes pour briser ce sentiment d'impunité, ainsi que l'installation d'un éclairage public sur les avenues les plus sombres, qui servent souvent de repaires aux agresseurs.
Plus qu'une simple demande, c'est une exigence de protection qui est formulée pour démanteler ces réseaux qui sèment la terreur.
En attendant des mesures concrètes, le quartier 2 Pascal vit dans l'angoisse. Pour les riverains, il est plus que jamais impératif que l'autorité de l'État soit rétablie pour que la vie puisse, enfin, reprendre ses droits après le coucher du soleil.
Esther Bikweti /Stagiaire UNISIC