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Martin Mukanya K.: « José Nawej faisait un effort pour s’éloigner des tensions tribales »
José Nawej-A-Mudiang Zam trouve dès ce samedi 11 novembre sa nouvelle adresse où il se reposera désormais à Kinshasa, la ville qui l’avait accueillie pour raisons d’études supérieures. En quittant la ville de Likasi, ex Jadotville dans le Katanga, il voulait faire le Droit.
Après d’infructueuses tentatives pendant deux années d’affilée, il se tourne en 1986 vers l’Isti, devenu Ifasic par la suite, pour les études de journalisme d’entreprises ou Relations publiques, organisées avant la Communication des organisations sous l’ère Ifasic. Il fait partie de la 14ème promotion qui a enregistré une trentaine d’étudiants, au strict respect de la parité et du quota provincial, d’usage lors de neuf régions.
À l’étape du troisième graduat, on se trouva chacun un troisième nom. Il prit Zam qui signifie « Force« , « Endurance« , « Persévérance« , pas très de loin de « Providence », à la combinaison d’efforts, qu’il surnomma sa première progéniture.
C’est en venant aux nouvelles que j’ai eu la signification de Zam, en comparaison de « Ush« , ou « Dikand« , du même sens. Des noms que je maîtrise lors du recours à l’authenticité. Un ami d’enfance, ruund, a eu de la peine d’écrire Ush, tel que sa défunte mère le prononçait avant de demander la signification en ma présence.
L’ami en question avait des parentés dans le voisinage de la résidence familiale de José Nawej à Likasi, dans la commune de Kikula, vers l’école technique qui a accueilli le premier institut supérieur de Likasi.
L’avenue Kasongo Michel, qui était son lieu d’habitation, porte non seulement l’anthroponyme du Premier bourgmestre de Kikula, mais elle héberge aussi la famille de l’une des icônes de la presse en RDC, pendant que c’était la voie obligée d’une autre, le premier Porte -parole du Président Fatshi.
Fort de ses relations familiales avec divers milieux, José Nawej tenait à garder de bons rapports avec tout le monde. Il était bien conscient de la présence des Colombes et des extrémistes dans toutes les tribus disséminées à travers le pays.
Il faisait un effort pour s’éloigner des tensions tribales. Vraiment de gauche, comme l’a témoigné un acteur politique, il était obligé de s’adapter à la situation contraire. Il le répétait.
Au niveau de l’ancien camp des étudiants mariés de Lovanium, à Super-Lemba, il était dans les débats politiques et les sports. C’est de là que je l’ai vu pour la première fois, dans mes fréquentations dans le coin, ayant à une certaine période fourni plusieurs personnages ayant servi la nation.
Même après avoir quitté le centre de Lemba, on se retrouvait toujours. C’est ainsi que son nom avait figuré sur la première liste introduite auprès du PDG Alexis Mutanda pour relancer La Tempête des Tropiques.
Mais il avait préféré la proximité, le journal Forum étant à ses débuts à Matete. Même attitude lors du stage professionnel. Il est allé au journal Salongo où il avait l’habitude de déposer ses articles le matin.
Il a bien laissé bonne impression auprès de plusieurs personnes.
Martin Mukania Kamande, Directeur de publication/Tempête des Tropiques