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Martin Fayulu pour un dialogue national inclusif préconisé par les confessions religieuses
L'appel des grandes confessions religieuses de la République démocratique du Congo (RDC) à un dialogue national et inclusif pour mettre fin à la crise politique et sécuritaire dans l'Est du pays résonne comme une note d'espoir.
Hier mardi, Martin Fayulu Madidi, président du parti " Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé) " et l'une e principales figures de l'opposition congolaise, a réagi avec enthousiasme à cette initiative. Dans un message publié sur son compte X, le coordonnateur de la coalition LAMUKA a salué le sens patriotique et la responsabilité des leaders religieux.
" Nous saluons la publication de la feuille de route pour un dialogue national et inclusif par nos confessions religieuses, qui ont fait preuve de patriotisme et de responsabilité. L'article 63 nous appelle à défendre la patrie en danger. Chacun de nous doit agir ", déclare Fayulu exhortant les Congolais à se mobiliser contre le risque de balkanisation du pays.
On rappelle que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), l'Église du Christ au Congo (ECC), la Plateforme des Confessions Religieuses au Congo et la Coalition Interconfessionnelle pour la Nation (CIN) ont présenté lundi dernier à Kinshasa, une feuille de route ambitieuse, fruit d'un consensus inédit entre ces organisations spirituelles. Cette initiative, soumise au président Félix Tshisekedi en vertu de l'article 69 de la Constitution, vise à instaurer un processus structuré en quatre étapes pour restaurer la paix et la cohésion nationale.
La première étape, baptisée " Mois de la Paix ", devrait instaurer un climat de confiance et de décrispation politique, avec notamment l'organisation d'un culte œcuménique à l'échelle nationale. Y compris dans les zones sous contrôle des rebelles de la coalition Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23). Suivra le " Dialogue des Experts ", devant réunir chercheurs, intellectuels et professionnels pour jeter les bases techniques d'un futur pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble.
Le processus atteindra son point d'orgue avec le " Dialogue Politique ", où majorité au pouvoir, opposition armée et non armée, Société civile, Autorités coutumières et diaspora seront conviées à bâtir des compromis patriotiques durables. Enfin, une Conférence internationale sur la paix et la reconstruction dans la région des Grands Lacs bouclera la boucle de l'orgue. Ce cycle de concertations.
A en croire Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, cette feuille de route s'inscrit dans le prolongement des efforts diplomatiques déjà engagés, citant la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l'ONU, l'accord bilatéral signé le 27 juin dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda, ainsi que la Déclaration de principes de Doha au Qatar, paraphé le 19 juillet par Kinshasa et la coalition AFC/M23.
" Nous, vos pères spirituels, avons soumis au chef de l'État une feuille de route pour une sortie holistique et durable du cycle des conflits armés, visant à restaurer la paix, le vivre-ensemble et consolider l'État de droit démocratique ", a-t-il ponctué lors de la présentation du document.
On rappelle que cette initiative des pasteurs s'aligne sur l'appel du président Félix Tshisekedi en faveur d'un " Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble ", en élargissant le cadre de la concertation à l'ensemble des confessions religieuses. Dans un contexte où les négociations diplomatiques piétinent et où les violences armées persistent dans l'Est du pays, cette démarche offre une nouvelle lueur d'espoir pour une population meurtrie qui aspire à retrouver l'unité nationale et à tourner la page des conflits.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO