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L’UPF s’engage à continuer à œuvrer pour la défense de liberté de la presse, d’expression et de la langue francaise
Les lampions se sont éteints sur le colloque/formation axé sur la décentralisation fiscale en RDC. A l’issue de deux jours de travaux, les participants à ces assises préconisent la mise en place d’une véritable politique fiscale dont la décentralisation fiscale sera le pont. « Il faut qu’il y ait une politique fiscale et la décentralisation fiscale doit être un pont de cette politique fiscale. Nous recommandons vivement la mise en place d’une vraie politique fiscale » a déclaré Me Mavinga, Directeur du cabinet Mavinga Declerc & Partners, dans son intervention lors de la clôture du colloque, le samedi 23 juillet.
La nouvelle présidente internationale de l’Union de la Presse Francophones (UPF), Anne-Marie Robert, s’engage à concrétiser les missions historiques qui sous-tendent la création de l’Union. Missions qui encouragent les membres à s’organiser, s’encourager pour défendre la liberté d’expression et de la presse, promouvoir la langue française, actuellement menacée à travers le monde. Anne-Marie Robert a pris cet engagement hier lundi 25 juillet, au nom de l’UPF, à l’ouverture des 49èmes assises qui se tiennent à Benguerir, au Maroc, à l’Université Mohammed VI Polytechnique sous le thème « Leadership Féminin au sein des médias, Rôle des médias dans le renforcement du leadership des femmes« .
Plus des 200 journalistes et des experts, venus de tous les horizons de l’espace francophone de la planète, dont une forte délégation de la RDC, prennent part aux assises de l’UPF qui se terminent le 27 juillet.
La première journée a été marquée par diverses interventions des personnalités et journalistes qui se sont succédés au podium, suivi de la première table ronde.
Pour sa première prise de parole en tant que présidente élue, Anne-Marie Robert a déploré l’utilisation de la langue française qui recule et plane au regard de la bataille des langues qui s’est installée avec la mondialisation.
« Notre mobilisation a tout son sens, parce que la liberté d’expression et celle de la presse sont menacées« . Elle tient à la défense de la langue française, parce que « grâce à son histoire et sa noblesse, la langue française mérite d’être défendue. Elle est concurrencée. Ce qui est intéressant avec l’UPF, c’est de rappeler que le français, c’est plus grand que la France« . Elle insiste sur le fait que « le français est une dimension de la francophonie, c’est-à-dire que quand on parle diversité culturelle, linguistique, il faut vraiment y penser. Parce qu’aujourd’hui, ce qui fait vivre le français, c’est la création des tous les locuteurs partout au monde. C’est eux qui créent des mots, qui inventent et qui font vivre le français« . Pour elle, c’est l’une des choses que l’UPF incarne.
« En prenant la présidence de l’UPF, affirme-t-elle, « je sors le double drapeau de nos valeurs: les valeurs de la liberté d’expression et liberté de la presse et les valeurs de la francophonie qui est une francophonie ouverte. Pas une forteresse défensive et agressive. On respecte les différentes langues« .
Anne-Marie Robert fait allusion à tous ces écrivains africains et autres qui écrivent dans leurs langues, C’est « une richesse d’expression et d’une diversité qui ne met pas en question le français mais qui au contraire met du sens et de la vie de la solidarité dans ce que doit être une communauté de valeurs et d’idées« .
En rapport avec le thème des assises, Anne-Marie Robert a souligné que la question des droits des femmes est une question centrale. Elle estime que s’intéresser à la cause des femmes, c’est s’interesser à la cause des libertés de l’égalité en général.
Pour elle, « tant que les problèmes des femmes ne sont pas résolus, on parlera toujours et on le fera toujours des réunions sur femmes« .
Promotion de la femme: engagement du Maroc
Le Secrétaire général du Département de la jeunesse, de la culture et de la Communication du Maroc, Moustapha Taimi, a félicité les organisateurs des assises pour le choix du thème qui est une question d’actualité.
Il constitue un sujet de réflexion pour le Maroc, au regard des débats qui sont menés à ce sujet par des journalistes dans différentes rédactions ainsi que dans certains milieux.
Le grand intérêt pour ce thème réside dans le fait que « le leadership est un impératif de justice, de développement social et économique et d’inclusion des diversités des droits citoyens qui influence positivement le monde« .
Moustapha Taimi a rappelé les grands chantiers et acquis réalisés sous le leadership du Roi Mohammed VI dans le domaine de la presse. Le tableau est plus qu’élogieux au regard des chiffres actuels atteints grâce à volonté politique du Roi dans la promotion des femmes qui occupent des postes importants.
La Constitution marocaine de 2011 consacre le principe de l’égalité homme-femme. Le Maroc a ratifié la Convention sur l’élimination des toutes les formes des discriminations à l’égard des femmes.
Dans le cadre des réformes engagées par le Royaume du Maroc, Le SG de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du Maroc a relevé notamment la mise à niveau de la presse écrite et la libéralisation de l’audio-visuel, qui a vu une nouvelle réflexion émergée. Il s’agit de la place des femmes dans les médias dans un contexte d’équité et d’égalité.
D’après Moustapha Taimi, au Maroc, la place des femmes journalistes connait une progression significative. Selon les études réalisées, il y a de plus en plus des femmes journalistes et des jeunes filles dans les filières journalistiques et des femmes qui occupent des postes de responsabilité dans les institutions médiatiques.
Dans l’audio-visuel, les femmes représentent 24% des actionnaires de sociétés de communication audio-visuel privé, 9% d’administrateurs, 52% de journalistes du secteur public, 41% du secteur privé. Ce qui représente, en moyenne 34% de l’ensemble des effectifs globaux.
L’on constate à cet effet que le leadership des femmes journaliste de l’audio-visuel est beaucoup plus important que dans la presse écrite où les femmes représentent 11% des Directeurs de publication, 20% Directeurs de rédaction, 35% des rédacteurs en Chefs et 30% des journalistes.
Le secteur compte également six femmes dans des Conseils d’administration des sociétés de l’audio-visuel et le Conseil national de la presse compte une vice-présidente.
Moustapha Taimi reconnait que ces chiffres sont en déca des attentes. Malgré cela, les femmes journalistes continuent à être victimes des clichés négatifs.
La présidente de l’UPF Maroc, Meriem Oudghiri, se frotte également les mains pour le thème choisi « qui mobilise les sociétés du monde. La mission des médias est de témoigner de ces courants qui les agitent et les bouleversent. Mais, ils ne peuvent le faire convenablement que s’ils s’interrogent sur leurs propres pratiques, au sein des rédactions« .
Elle note, de son côté, que « les femmes « cheffes » au top management dans les médias se comptent sur le bout des doigts. Les stéréotypes, les stigmatisations et les discriminations sont, eux aussi toujours présents « .
Lors de la rencontre, le Président de l’Université Mohammed VI Polytechnique a rendu un hommage a tous les professionnels de la presse qui font un métier noble. Dina BUHAKE, depuis Benguerir, au Maroc