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L'UNC porte son dévolu sur Aimé Boji
Candidat au perchoir de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara a désormais le feu vert de son parti, l'Union pour la Nation congolaise (UNC), pour succéder à son menthor Vital Kamerhe, qui a été poussé à la démission. Membre influent de l'Union sacrée, la plateforme politique de Félix Tshisekedi, il a annoncé sa démission du gouvernement Suminwa II hier lundi 20 octobre pour être libre de postuler.
Pas étonnant qu'il ait accepté de troquer son costume de ministre pour revetir sa tenue de député, en perspective des élections prochaines à la tête du bureau de la chambre basse. Ce quota, réservé jadis à l'UNC, était déjà convoité par l'un des hauts cadres du parti. Se confiant à la presse, l'ancien Vice-premier ministre Jean-Baudouin Mayo Mambeke avait déjà affiché ses ambitions, en attendant l'aval de sa formation politique et de l'Union sacrée, la coalition au pouvoir dirigée par le chef de l'Etat congolais.
En cette journée du mardi 21 octobre, Aimé Boji Sangara s'attend à réintégrer l'Assemblée nationale en tant que député pour devenir le candidat de l'Union Sacrée au perchoir de la chambre. C'est fort du soutien de son parti qu'il compte participer activement à la plénière de ce jour qui sera probablement consacrée à la validation des candidats à la course au perchoir.
Réparer les griefs de VK
"Aimé Boji Sangara, qui dirigeait le ministère de l'Industrie dans le gouvernement de la RDC depuis août 2025, devra regagner l'Assemblée nationale pour briguer le poste de président de cette chambre législative", confirme un de ses proches à la radio Top Congo émettant à Kinshasa.
"Député national élu du territoire de Walungu, dans le Sud-Kivu, Aimé Boji est cité, depuis quelques semaines dans les salons politiques, pour devenir le speaker de la chambre basse. Il devra relever les défis auxquels est confrontée l'Assemblée nationale. Défis qui ont coûté le poste à Vital Kamerhe", rapporte un de ses proches à l'Agence congolaise de presse (ACP).
"Il s'agit, précise-t-il, des griefs formulés à l'endroit de l'ex speaker de la chambre, à savoir la gestion opaque des ressources financières, le blocage des contrôles parlementaires, l'accumulation des arriérés de rémunération du personnel administratif et politique, et plusieurs autres irrégularités de gestion des ressources humaines et matérielles".
Un suspense longtemps maintenu
Curieusement, dans un communiqué officiel rendu public le samedi 18 octobre, l'UNC affirmait n'avoir désigné aucun candidat pour succéder à Vital Kamerhe à la tête de la chambre basse du Parlement. "La Direction politique nationale du parti, réunie en session extraordinaire à Kinshasa, a choisi de calmer les esprits, tout en maintenant un certain suspense", écrit Congoquotidien.com.
"Par la voix de son Secrétaire général Billy Eraston Kambale Tsongo, l'UNC a précisé que toute décision concernant cette succession cruciale sera prise après réception des orientations de la Haute Autorité politique de l'Union sacrée de la Nation", commente à cet effet Congoquotidien.com.
Ainsi, soigneusement formulé, le communiqué souligne que l'UNC, se présentant comme "alliée de première heure du président de la République", ne saurait "entraver le bon fonctionnement de l'Assemblée nationale" par des manœuvres précipitées.
La carte Mayo déjouée !
Derrière cette apparente unanimité, plusieurs sources au sein de la formation chère à Vital Kamerhe révélaient déjà le penchant de nombre de cadres de l'UNC pour la probable candidature d'Aimé Boji Sangara Bamanyirue, alors encore ministre de l'Industrie. Ce, au moment où Jean-Baudouin Mayo Mambeke s'était empressé d'exprimer ses ambitions pour occuper ce poste stratégique.
Pour brouiller les cartes, la direction du parti a appelé ses cadres, militants, sympathisants et députés nationaux issus des regroupements politiques AA/UNC et AVK2018 à observer le calme et la sérénnité. La hiérarchie de l'UNC à exhorté sa base à demeurer attentifs aux orientations futures. Cette mise en garde semblait, sans doute, être destinée à décourager des velléités individuelles qui pourraient surgir au sein des rangs de l'UNC, nécessitant un rapide rappel à l'ordre.
Mais, la question que l'opinion se pose est celle de savoir si la Fatshisphère laissera à l'UNC la commande de la chambre basse en cette phase délicate de l'histoire. Une ère dodelinée par la brise d'un éventuel dialogue national et la perspective des échéances électorales de 2028.
Yves KALIKAT