Dernière minute
Société
L'accès à la terre, au financement agricole et aux infrastructures figure parmi les enjeux soulevés lors du lancement, jeudi 15 octobre à Kinshasa, de la quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme rurale. A cette occasion, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a présidé, vendredi 04 Joumada 1er 1448 H correspondant au 16 octobre 2026, au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de nomination des membres du…
Nation
L'atelier de perfectionnement des éducateurs d'académies de football congolaises s'est poursuivi, hier mercredi 14 octobre au stade Tata Raphaël, à Kinshasa. Au menu de la deuxième journée, le…
Lubumbashi : l'UDPS manifeste, l'opposition fustige la discrimination
À Lubumbashi, les cadres et militants de l'UDPS ont investi, hier mardi 22 septembre 2026, les grandes artères du centre-ville pour manifester leur soutien au dialogue national initié par le président de la République, Félix Tshisekedi. Au terme de la marche, à la place de la Poste, les membres du parti présidentiel ont appelé le chef de l'État à engager le processus de changement de la Constitution et à promulguer la loi sur le référendum.
La manifestation a notamment réuni plusieurs autorités politiques membres de l'UDPS, dont le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, et le président de l'Assemblée provinciale, Michel Kabwe. Devant le siège de la fédération Lubumbashi 2, le sénateur Danny Kabongo a appelé Félix Tshisekedi à promulguer la loi sur le référendum, estimant qu'elle pourrait ouvrir la voie à un changement de la Constitution.
"Chef de l'État, si vous ne changez pas la Constitution, le peuple va se retourner contre vous!", a-t-il lâché.
MARCHE MALGRE RESTRICTIONS
Cette marche intervient malgré les mesures restrictives prises par l'hôtel de ville, invoquant notamment la situation sécuritaire et l'épidémie d'Ebola qui sévit dans le pays. Une semaine plus tôt, la maire de Lubumbashi avait interdit la manifestation de la C-64. Le mardi 15 septembre, des manifestants avaient été empêchés de descendre dans les rues à partir du point de rassemblement.
L'opposition a réagi à l'autorisation et à l'encadrement de la manifestation de l'UDPS. Dans une déclaration, la coordination de la C-64 du Haut-Katanga a dénoncé une politique "discriminatoire " qu'elle dit constater dans les villes de Lubumbashi, Kolwezi, Likasi et Kasumbalesa, après l'interdiction de sa marche du 15 septembre.
LA C64 FUSTIGE LA DISCRIMINATION
" Cette attitude démontre une gestion partiale et discriminatoire, contraire aux principes de neutralité et d'impartialité qui doivent guider l'action publique. La coalition rappelle que l'article 12 de notre Constitution établit l'égalité de tous devant la loi et interdit toute discrimination dans l'exercice des droits civils. Elle souligne également que l'article 25 garantit la liberté des manifestations pacifiques et qu'aucune communauté administrative ne peut restreindre ce droit fondamental. La position de la coordination C64-Haut-Katanga est claire et demeure non négociable ", a-t-elle déclaré.
La mobilisation de l'UDPS remet ainsi au centre du débat la question du changement de la Constitution. Depuis près de deux ans, ce sujet divise l'opinion publique. Les opposants politiques à ce projet ont notamment créé la C-64, une coalition regroupant plusieurs partis, dont Envol, Ensemble pour la République, A-Ch, ECiDé et LGD, pour défendre " l'ordre constitutionnel ".
Dans le même temps, la majorité poursuit les démarches en vue de concrétiser ce projet. L'Assemblée nationale a renvoyé la loi sur le référendum à la commission PAJ afin de réexaminer les réserves soulevées par la Cour constitutionnelle. L'adoption de ce cadre juridique pourrait ouvrir la voie à l'organisation d'un référendum.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi