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À Lubumbashi Bivac, OCC et Fec mettent à jour les opérateurs économiques sur les nouvelles règles du contrôle des marchandises
Le Bureau Veritas (Bivac), en collaboration avec l’Office congolais de contrôle (OCC) et la Fédération des entreprises du Congo (Fec), a organisé mardi 12 août une matinée d’information et de sensibilisation à l’attention des opérateurs économiques du Haut-Katanga. L’événement, tenu au siège provincial de la Fec à Lubumbashi, s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de vulgarisation du programme de vérification de conformité des marchandises importées en RD-Congo telle qu’introduite dans la circulaire du ministre du Commerce extérieur.
L’objectif principal de cette rencontre était de permettre aux acteurs du commerce extérieur de mieux comprendre les évolutions récentes du processus d’inspection et de certification des produits importés, et d’améliorer ainsi le climat de confiance entre les parties prenantes.
Des innovations pour faciliter le commerce international
Selon Dieudonné Lukalu, directeur technique de Bivac, les récentes évolutions ont pour objectif de faciliter le processus d’inspection tout en assurant la conformité des marchandises aux normes congolaises et internationales.
«Nous sommes venus ici, à Lubumbashi, pour sensibiliser et échanger avec les opérateurs économiques sur les dernières évolutions de la procédure de contrôle des marchandises, telles qu’introduites par la circulaire du ministre du Commerce extérieur. Ces assises ont donc été une occasion pour nous de discuter de plusieurs questions liées aux opérations de contrôle et d’importation.», a fait savoir Dieudonné Lukalu.
Ce représentant de Bivac a également insisté sur la volonté des autorités de maintenir un dialogue ouvert avec les acteurs économiques.
«Nous sommes conscients qu’il peut avoir des difficultés dans l’application et nous sommes ouverts à des discussions futures sur toutes ces difficultés et voir comment les solutionner et c’est dans cette démarche d’ailleurs que nous sommes ici à Lubumbashi pour échanger au-delà même de ladite note mais de toutes les difficultés que peuvent rencontrer les opérateurs économiques dans les opérations de contrôle des importations», a-t-il ajouté.
Concrètement, depuis le 29 juin 2025, l’inspection physique des marchandises s’effectue désormais dans les entrepôts de l’exportateur avant le chargement des conteneurs. Cette évolution permet de réduire les délais, de diminuer les coûts logistiques et d’identifier rapidement les non-conformités avant expédition. L’importateur bénéficie ainsi d’une meilleure traçabilité et d’une réduction significative des documents de refus ou des arrêts critiques.
Un processus digitalisé et transparent
Pour renforcer la transparence et faciliter le suivi des dossiers, une plateforme numérique gratuite, «Verigates», a été mise à disposition des exportateurs et importateurs. Elle permet de suivre en temps réel l’état des inspections, l’émission des Notifications préliminaires (NP), des Constatations de non-conformité (CNS) et des Attestations de Vérification (AV), documents indispensables au dédouanement.
Dans son intervention, Patrick Kongolo Biakubangwa, chef du département contrôle des importations à l’OCC, a souligné que la procédure reste globalement inchangée, mais intègre désormais les suggestions des opérateurs économiques et les exigences de sécurité alimentaire.
Le vice-président provincial de la Fec du Haut-Katanga, Guy Kimenyembo a, dans son mot de bienvenue, a exprimé sa «joie profonde et un sentiment d’optimisme palpable» face à la mobilisation des participants.
Il a souligné le rôle stratégique de l’exportation pour la croissance économique et le développement du secteur privé. Ce, avant de rappeler que chaque initiative visant à faciliter les échanges commerciaux contribue directement à l’essor du commerce en RDC.
Collaboration Bivac et Fec «véritable pierre angulaire»
Le dirigeant a salué la collaboration entre l’OCC et Bivac, qualifiée de «véritable pierre angulaire d’une ambition partagée». Selon lui, la modernisation du contrôle des marchandises dès le pays d’exportation, combinée à la simplification et la rénovation des procédures, améliore non seulement la fluidité et la transparence des opérations commerciales, mais renforce également la confiance entre acteurs économiques nationaux et internationaux.
«Vous jetez les bases d’une pratique commerciale plus équitable, plus efficace et plus respectueuse des intérêts de toutes les parties prenantes», a-t-il affirmé, avant de rappeler que la compétence et l’engagement de l’OCC et de Bivac sont des atouts essentiels pour la crédibilité des marchandises exportées par la RDC.
Le premier vice-président provincial a également remercié les membres de la Fec pour leur présence active, qu’il a décrite comme un signe d’attachement aux actions menées par la Fédération et une volonté de voir le commerce congolais se conformer aux meilleures pratiques internationales. Il a invité l’ensemble des participants à poursuivre les efforts conjoints pour construire des procédures d’importation plus performantes, transparentes et justes.
Christian-Timothée MAMPUYA