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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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La République du Honduras a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo "rasd".
Cette décision a été communiquée à M. Nasser Bourita, ministre des Affaires…
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En séjour officiel à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé hier mercredi 22 avril la cérémonie nationale de clôture du mois dédié aux droits…
Lubero : Enterrement des victimes du massacre de Ntoyo, la population sous le choc
Un climat de tristesse et de désolation a régné hier mercredi 10 septembre à Manguredjipa, dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero (Nord-Kivu), où plusieurs victimes du récent massacre attribué aux rebelles ADF ont été inhumées.
Selon des sources locales, sur plus de 80 civils tués lors de cette attaque survenue dans la nuit du lundi 08 au mardi 09, 26 corps ont été enterrés à Ntoyo, épicentre du drame. Les autres dépouilles ont été remises aux familles endeuillées pour des obsèques individuelles dans différents villages.
Le général Mugisa Muleka, commandant du secteur opérationnel Sukula 10, s’est rendu sur les lieux, le mercredi, pour constater l’ampleur du massacre et exprimer le soutien de l’armée aux familles éprouvées.
Malgré sa présence, l’insécurité persistante continue de hanter les habitants, qui redoutent de nouvelles attaques.
Ce massacre a paralysé la vie quotidienne dans la région. Les écoles de la sous-division de Njiapanda n’ont pas ouvert leurs portes, et à Manguredjipa, les activités socio-économiques ont tourné au ralenti.
Plusieurs habitants, traumatisés, ont déjà commencé à se déplacer vers des zones jugées plus sûres, accentuant ainsi le mouvement de population interne.
Ce drame vient rallonger la liste des atrocités commises par les ADF dans le territoire de Lubero, une zone jusque-là considérée comme relativement épargnée par rapport au voisin Beni, mais qui est désormais plongée dans l’horreur.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu