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Limete : Les eaux des caniveaux bouchés abîment l'artère principale de Mombele
Sur l'artère principale de Mombele, la situation est devenue critique. Les caniveaux, obstrués depuis des mois par des immondices et des eaux usées, laissent déborder un flot continu d'eau sale qui s'étale sur toute la chaussée. Conséquence, la route, déjà dégradée, s'abîme encore plus vite et devient presque impraticable.
Une bonne partie du quartier baigne chaque jour dans une mare boueuse. Des flaques d'eau persistantes et une odeur nauséabonde rendent le coin invivable. Les automobilistes et les motards avancent au ralenti, créant d'interminables bouchons, tandis que les piétons se frayent difficilement un chemin comme ils peuvent.
Contactés par notre rédaction, des usagers de cette voie routière ont présenté leur désarroi et difficultés face cette situation qui perdure. Résidents du quartier, chauffeurs et motards m'ont pas mis leurs langues en poche.
Mado Kanza, vendeuse sur le bord de la route, déplore la perte de ses clients et l'ambiance devenue irrespirable.
"Depuis que les caniveaux sont bouchés, l'eau déborde sans arrêt et fait fuir les clients. On se retrouve avec moins de ventes, et l'endroit sent mauvais en permanence", déplore-t-elle.
Nicole Ndala, mère de famille, quant à elle, évoque la peur quotidienne qui guette les enfants. "Nos enfants doivent marcher tout près de cette eau sale pour aller à l'école. C'est glissant, dangereux et puis cette odeur… On a toujours peur qu'ils tombent malades ", se lamente-elle.
CA DEVIENT DANGEREUX
Jonas Mufuta, motard, décrit les dangers quotidiens pour circuler sur cette route en mauvaises en état.
"On est obligés de rouler sur les trottoirs ou de contourner les flaques d'eau, mais ça devient vite dangereux. Les motos se bousculent, et il y a souvent des petits accidents "
Blandine Mbayo, habitante du quartier, se souvient comment cette situation s'est aggravée au fil du temps.
"?Au début, c'était juste quelques personnes qui jetaient leurs eaux usées dans les caniveaux. Petit à petit, tout le monde a commencé à le faire, et maintenant les caniveaux sont bouchés pour de bon. Même sans pluie, la route reste couverte d'eau sale?", raconte-t-elle en marchant.
Lucien Malu, résident de Mombele depuis deux décennies, résume l'origine du problème et ses conséquences.
"Tout s'est empiré depuis deux ans, quand les gens ont commencé à remplir les caniveaux d'immondices. Maintenant, l'eau coule sur la chaussée, les caniveaux étant bouchés l'eau abîme le macadam. Ça pue et ça bloque la circulation. C'est un vrai supplice pour nous", déplore-t-il en travaillant.
Ketsia MAVAMBU, Stagiaire UCCM