Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Les organisations de protection de l’environnement alertent sur la levée du moratoire en RDC
L’annonce, par le gouvernement congolais de la levée prochaine du moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières, en vigueur depuis 2002, a suscité moult réactions des organisations de défense de l’environnement. Greenpeace et Rainforest Foundation UK, à la tête d’une coalition de quarante ONG internationales et locales, s’insurgent contre cette décision.
D’après cette coalition, cette décision livre pratiquement la deuxième plus grande forêt tropicale de la planète, après l’Amazonie, à l’exploitation industrielle, avec des conséquences graves pour le climat, la biodiversité et les populations dont la vie en dépend.
A quelques semaines de la conférence des Nations unies sur le climat à Glasgow, les défenseurs de l’environnement tirent la sonnette d’alarme sur les forêts de la RDC, qui possède plus de 60 % du massif qui s’étend du Cameroun à l’Ouest jusqu’au Rwanda à l’Est.
«Nous sommes à la veille d’un échec historique dans la protection d’une des plus grandes forêts tropicales du monde, et peut-être la dernière servant encore de puits de carbone», a alerté, Joe Eisen, directeur de Rainforest Foundation UK, dans un article paru dans le Monde.
Perte de 20% des forêts humides
La vice-première ministre en charge de l’Environnement et développement durable, Eve Bazaïba, ne l’entend pas de cette oreille. Elle estime que ce moratoire a montré ses limites. «Le moratoire était une mesure provisoire et voilà vingt ans qu’il dure. Sans avoir permis de protéger la forêt. C’est, au contraire, un désordre incommensurable. Partout, le bois est exploité illégalement au détriment des recettes de l’Etat», explique la ministre.
En effet, ce n’est pas la première fois que les autorités congolaises ont pensé lever cette interdiction prise pour arrêter le pillage des ressources.
Selon les études, la RDC a perdu 20% de ses forêts humides en trente ans. L’agriculture itinérante sur brûlis, et le charbon de bois, qui reste pour l’immense majorité la seule source d’énergie, en sont la cause. Fyfy Solange TANGAMU