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Les habitants de Binza interpellent Daniel Bumba et Simon Banza
Kinshasa continue de faire face à la dégradation accélérée de ses infrastructures routières. Entre légèreté de certaines autorités, exécution bâclée de certains chantiers et absence totale d’entretien à tous les niveaux, la situation devient alarmante. Une question revient avec insistance : que fait réellement le Foner ?
Parmi les tronçons les plus touchés, la Route de Matadi 2 — parallèle à la grande Route de Matadi — se détériore à vue d’œil. À chaque averse, le calvaire s’aggrave dans le quartier Ngomba Kinkusa, au niveau de Binza UPN Télécoms. La section allant de l’hôtel Flora (arrêt Kingu) à l’école Les Chandeliers, en passant par l’avenue Allemagne et l’école Banza, est devenue un véritable parcours du combattant pour les riverains.
Faute de moyens pour réhabiliter eux-mêmes cet axe stratégique, les habitants déplorent un blocage qui paralyse leur quotidien. Pourtant, cette route joue un rôle déterminant : elle absorbe une partie du trafic lorsque la principale Route de Matadi est totalement saturée entre Kingu, Zappé et le marché Badiadingi.
Cri d'alarme
«Nous demandons au ministre des Infrastructures ou au gouverneur de prendre au sérieux notre cri d’alarme. Si cette route cède totalement, l’axe principal ne pourra jamais assurer seul la circulation des personnes et des marchandises. Elle dessert une portion importante de Ngaliema, Selembao, Mont Ngafula, sans compter les étudiants de l’Université pédagogique nationale et les nombreux usagers se rendant vers le centre-ville», explique Jonas Tshibangu, habitant de Binza UPN Télécoms.
Il insiste également sur l’absence totale des autorités: «Notre quartier n’est jamais visité. Pourtant, nous avons un réseau de rues capable de relier le marché Badiadingi à l’avenue Nzolana via l’avenue Marine, sans passer par le carrefour UPN. La rue Bondeko rejoint La Cigale et Mbama jusqu’à Marine. L’avenue Télécoms, depuis Rose Croix, mène jusqu’au croisement Masikita–Route de Matadi. L’avenue du Camp, proche de l’école Banza, permet de rejoindre Rose Croix en évitant Télécoms. D’autres voies non asphaltées pourraient désengorger tout l’ouest de la ville et fluidifier l’accès vers le Kongo Central. Nous demandons au ministre Simon Banza et au gouverneur Daniel Bumba de venir constater eux-mêmes la réalité. Gouverner, c’est prévoir».
De nouveaux accès
Des notables de Ngomba Kinkusa pointent également un autre potentiel de désenclavement : un axe reliant leur quartier à Mama Mobutu via Champ des Tirs, une zone en pleine expansion. Ils suggèrent même de moderniser certaines routes secondaires avec des dalles fabriquées à base de déchets plastiques et de sable, une option durable et créatrice d’emplois.
«Les dirigeants doivent faire preuve de courage et s’appuyer sur des partenariats forts pour ouvrir de nouveaux accès. À Abidjan, certains axes sont cogérés avec des banques grâce à des péages modernes et une gestion professionnelle. Des quartiers entiers y ont été restructurés grâce à ce modèle. Pourquoi ne pas envisager la même approche ici pour Tshangu et Lukunga, limitrophes du Kongo Central et du Kwilu ?», martèle un autre habitant de Binza UPN Télécoms.
JA